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Perdus dans la jungle de la bd ? IDDBD, le blog bd qui vous aide a vous y retrouver. IDDBD, c'est une chronique quotidienne sur le meilleur de la bd.

vendredi 7 mars 2008

Bouquet de nouvelles

bouquetfleursrougesUn bouquet de fleurs rouges (scénario et dessins de Rumiko Takahashi, Tonkam)

Voici un manga original, non pas pour son style graphique ou narratif mais pour ses héros. En effet, le quadra-quinquagénaire japonais est rarement le personnage principal des mangas contemporains. A part l’incontournable Taniguchi (mangaka à part dans l'édition actuelle) dans Le journal de mon père ou dans Quartier lointain, on a rarement l’occasion de voir traiter les états d’âmes de cette population.

Avec Rumiko Takahashi et son recueil de 6 nouvelles, Taniguchi se sentira moins esseulé au milieu des samouraïs, ninjas, rockeurs, pâtissiers ou joueurs de go sortant à peine du lycée. Avec ces 6 tranches de vie, elle tente de dresser le portrait d’une génération déchiré entre la modernité et les valeurs traditionnelles, entre son travail et sa famille, entre ses obligations et ses aspirations.

J’ai particulièrement apprécié la nouvelle éponyme de l’album. Un bouquet de fleurs rouges est le récit d’un homme mort assistant à son propre enterrement. Il observe donc les réactions de ses amis, sa famille et surtout celles de sa femme et de son fils. Assez révélatrice de l’état d’esprit du japon, enfin celles qui nous apparait à nous occidentaux par le prisme du manga, cette histoire est particulièrement touchante et humaine. Si il doit en rester une ce serait cette dernière même si toutes sont dignes d’intérêt.

Avec Le chien de mon patron et La tragédie de P, Rumiko Takahashi signe ici le 3e opus de ses Rumic Theater, des recueils de nouvelles regroupées par thématiques. Adulée pour des séries comme Maison Ikkoku (Juliette je t’aime) ou Ranma 1/2 adaptée dans des anime à succès (la génération Dorothée doit connaître), Rumiko Takahashi signe ici un album léger et tendre, parfois triste ou mélancolique. Elle prouve ainsi que l’on peut être sur le tableau du grand public mais aussi de l’intime. En tout cas, elle donne une belle analyse des mœurs et des pensées de sa génération. Bravo !

A découvrir :
Un site de fan consacré à l’œuvre de Rumiko Takahashi

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jeudi 6 mars 2008

Aaaahhh ! La vache d'album...

couv_NorbertNorbert le mouton (scénario et dessin de Gary Northfield, éditions Actes Sud-L’An 2, 2008)

Vous souvenez-vous du roman de George Orwell, La ferme des animaux ? Mais si voyons, cette critique politique (contre tous les totalitarismes mais surtout contre le stalinisme…) écrite en 1945 sous la forme d’une fable moderne ! Menés par les cochons de la ferme, tous les animaux se libéraient du joug des hommes et choisissaient de suivre leur propre destin. Jusqu’à ce que la tyrannie des cochons remplace celle des hommes… Ca y est ? Vous vous souvenez maintenant ?

norbert_18Et bien sachez que l’histoire (ou plutôt les histoires) de Norbert le mouton est aux antipodes de celle de La ferme des animaux (ça c’est de l’intro…) ! Certes, dans les deux cas, les animaux sont doués de parole et d’intelligence humaines. Dans les deux cas également, il s’agit d’animaux de la ferme. Mais la comparaison s’arrête là ! Au sérieux et à la critique sociale de George Orwell, Gary Northfield répond par l’humour omniprésent et la légèreté du propos. Son Norbert le mouton n’a d’autre velléité que celle de nous faire rire de ses co… bêtises !

norbert_21Et ça, les bêtises, les bourdes, les gaffes, les boulettes, Norbert le mouton les accumule à toutes les pages. Pour notre plus grand bonheur et pour le vôtre bientôt ! Personnellement, j’ai adoré la compétition de luge entre tous les animaux du paysan Jack (et surtout ensuite la reconstruction de la grange…) ou la rencontre de Norbert le mouton avec un écureuil téléphage que n’aurait pas renié le grand Tex Avery… Sans oublier la bande de seconds rôles qui gravite autour de Norbert !

Allez, adieu veaux, vaches, cochons, et bienvenu à Norbert le mouton ! Ce nouveau venu dans le paysage humoristique de la BD est un grand bonheur (qui comme chacun sait, est dans le pré !)…

A lire : la fiche album et quelques extraits de Norbert le mouton sur le site des éditions L'An 2

A visiter : le site de Gary Northfield

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mercredi 5 mars 2008

700ème chronique d'IDDBD !

8508Le combat ordinaire - Tome 4 : Planter des clous (scénario et dessin de Manu Larcenet, éditions Dargaud, 2008)

recommandeDans sa première chronique consacrée à la série Le combat ordinaire, IDDBD parlait d'une oeuvre tout à la fois humaniste, émouvante, tendre, sensible, grave, drôle, attachante, rageuse, désespérée... Comme la vie, quoi... Au quatrième et dernier tome (et oui, tout a une fin...), intitulé Planter des clous, ses adjectifs conviennent encore plus que jamais pour décrire Le combat ordinaire.

Marco, le héros, a grandi, passant d'un état de post-adolescent à celui d'homme au travers d'épreuves (ses crises d'angoisse, la mort de son père notamment) et d'expériences sentimentales nouvelles (l'amour, la paternité). Et ce qui aurait pu n'être qu'une série certes intimiste mais nombriliste - devient, sous le crayon (talent), le cerveau (intelligence) et le coeur (émotion) de Manu Larcenet, une description magnifique de ce qui nous fait "humain". Chacun de nous peut se retrouver à un titre ou à un autre dans Marco ou l'un des personnages qui l'entoure.

lco_1Cette universalité, c'est la marque des grandes oeuvres d'art. Le combat ordinaire est une grande et magnifique oeuvre d'art. Quant à Manu Larcenet, il est un grand et magnifique artiste...

Le quatrième tome du Combat ordinaire sera dans vos bacs le 7 mars...

A visiter (en attendant de lire le quatrième tome du Combat ordinaire) : le (très beau) site de Manu Larcenet

A lire : la fiche album sur le site Dargaud, ou vous pourrez découvrir 5 planches

A lire : l'interview de Manu Larcenet dans le magazine Avant-Première (éditions Dargaud)

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mardi 4 mars 2008

Message personnel...

13237763Bienvenue à Lily-Jeanne !

18794694On a pas trop l'habitude des messages personnels sur IDDBD... et c'est dommage ! Non parce que quand le papa partage le même prénom (d'artiste) que l'auteur de Les leçons du nourrisson savant, que la maman a étrangement le même prénom que la coloriste de la série Lincoln et que leur première petite fille s'appelle comme l'héroïne de la série Romuald & Clémentine, ce serait dommage de ne pas souhaiter la bienvenue en ce monde à Lily-Jeanne, magnifique petite fille née tout juste hier !

lincolnaffEt comme il ne vous aura pas échappé que le prénom de Lily-Jeanne est composé de ceux des héroïnes d'un album que son papa considère comme un petit chef d'oeuvre (et il n'est pas le seul le bougre !), le lien avec la BD et donc IDDBD est tout trouvé !

Rom03Encore toutes nos félicitations à David et Anne-Claire, ainsi qu'à la désormais grande soeur, Clémentine ! Et bienvenue à Lily-Jeanne !

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Talent humain brut

hommesanstalent_21012004L'homme sans talent (scénario et dessin de Yoshiharu Tsuge, traduction et adaptation graphique de Kaoru Sekizumi et Frédéric Boilet, éditions Ego comme X, 2004)

recommandeL'homme sans talent, c'est du Jîro Taniguchi pour le rythme de l'histoire et les déambulations de son anti-héros, mâtiné de Steinbeck période Tendre Jeudi et Rue de la Sardine pour la poisse sociale qui s'accroche aux personnages comme la misère au prolétariat, avec une touche de Raymond Carver pour les sentiments intérieurs du héros et ses rapports avec son épouse aigrie. L'homme sans talent, c'est tout le talent de romancier et de dessinateur de Yoshiharu Tsuge en un manga one-shot magnifique, sublime, époustouflant !

Cette parenté avec Steinbeck et Carver, Yoshiharu Tsuge la puise dans son histoire, faite de galère et de misère avant de se lancer dans la bande dessinée. Il en a gardé une humanité et une tendresse pour son personnage absolument bouleversante...

talent01Le récit s'ouvre sur ce personnage précisément, L'homme sans talent. Il vient de se tranformer en vendeur de cailloux au bord d'une rivière qui en recèle des millions, tous plus banals les uns que les autres. Avant ça, il a été vendeur d'appareils photos d'occasion, brocanteur et, encore avant, dessinateur de BD. Mais rien n'a marché. Ou plus exactement, depuis qu'il n'a plus eu la force morale de sacrifier son art du dessin aux impératifs économiques du monde de l'édition, la malchance lui est définitivement tombé dessus.

hommesanstalentpl_1Pourtant il était bon en dessin, L'homme sans talent. Certains de ces vieux albums se revendent d'ailleurs à prix d'or. Certains fans sont prêts à payer très cher des dessins originaux. Mais si l'homme n'a pas de talent, c'est surtout pour s'adapter à la vie telle qu'on attend de lui qu'il la mène. A commencer par son épouse, terre à terre, pragmatique, totalement imperméable à ses états d'âme d'artiste.

Lui, il flotte. Il se laisse aller, de tentatives vaines en tentatives inutiles et stériles. Bien sûr, aux yeux de tous, il est L'homme sans talent... A nos yeux, il est tout simplement sublime de fragile humanité, incarnant à lui seul, discrètement, le refus d'être le rouage supplémentaire dans l'immense machine esclavagiste de l'économique mondiale. Sans cri de révolte. Sans violence.

Sans talent peut-être. Mais d'abord un homme.

A savoir : né en 1937, orphelin de père, élevé seul par sa mère, Yoshiharu Tsuge doit travailler dès sa sortie de l'école primaire comme distributeur de journaux ou vendeur de nouilles. Il ne se lance en tant que dessinateur qu'en 1965, pour le magazine 'Garo', dont la vocation est clairement expérimentale. Imposant un style personnel (cadrage serré des personnages sur des sites ordinaires, faubourgs urbains ou villages isolés), le dessinateur est devenu au Japon un maître du manga d'auteur, intimiste et autobiographique. L'homme sans talent, publié en janvier 2004, a été nominé en 2005 pour le Prix du Meilleur Album au 32e Festival international de la BD d'Angoulême. Ce livre en français est, à ce jour, le seul ouvrage de Yoshiharu Tsuge publié hors du Japon (souces Wikipedia et Evene.fr).

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lundi 3 mars 2008

Retour au lagon bleu...

sept_pirates_couvSept pirates (scénario de Pascal Bertho, storyboard de Jérôme Lereculey, dessin et couleurs de Tim McBurnie, collection 7, éditions Delcourt, 2007)

Allez, ça faisait longtemps qu'IDDBD ne vous avait pas emmené au cinéma. Mais si, vous savez bien qu'on aime bien de temps en temps vous tirer par la manche, vous mettre votre plus beau pardessus et vous traîner jusqu'au cinoche du quartier, oui, celui du bas de la rue, pour la dernière séance... Ca nous rappelle les films de notre enfance, ceux qui commençaient par un lion rugissant et se terminait par les fameuses lettres THE END.

sept_pirates_1Sept pirates est de cette veine là, même si c'est une bande dessinée. Elle vous donnera l'impression que les lumières s'éteignent autours de vous, que les gorges finissent de se racler et que le papier du sac de bonbon va tout à coup arrêter de se froisser. Le générique démarre. Vous voilà au XVIIIème siècle sur une île déserte des Caraïbes en compagnie de trois Frères de la Côte qu'il vaut mieux avoir de ce côté de l'écran que calés dans les sièges alentours. Puis vous voilà propulsés dans une taverne anglaise où un jeune clerc de notaire cherche à recruter un équipage de marins éprouvés. L'aventure commence... Vous embarquez pour un voyage qui vous mènera à travers l'Atlantique à la recherche du fabuleux trésor de Flint. Pas celui de l'ïle au Trésor, qui a déjà trouvé preneur, mais le deuxième trésor de Flint. Ce sont les mêmes compagnons que ceux du roman de Stevenson que vous cotoierez à nouveau. Ils ont tous pris un peu de bouteille (certains au sens littéral du terme). Mais ils sont tous là : Jim, le docteur Livesey, Chien Noir, Gunn et les autres. Sept en tout si l'on compte le petit Bjorn. Sept pirates pour une fabuleuse aventure : le retour sur L'ïle au Trésor !

sept_pirates_2Mais le générique approche déjà, l'aventure se termine après de rebondissantes péripéties, les lettres THE END emplissent l'écran. Les lumières se rallument. Rien ne vous empêche de les éteindre à nouveau et de repartir en mer avec vos Sept pirates. Vous avez une chance inouïe : c'est de la BD...

Ecrire une suite à un monument de la littérature comme L'ïle au Trésor n'est pas chose aisée. Pascal Bertho ne s'en sort pas mal dans un style proche des productions cinématographiques américaines des années 50-60. Le Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray s'en tire beaucoup mieux à mon avis, dans un style plus mûr et pour un public un peu plus âgé (quoique, quand on lit de la BD, l'âge...).

Mais comme dans Sept pirates, le dessin de Tim McBurnie est excellent et que le découpage de Jérôme Lereculey vaut vraiment le coup d'oeil, on se laissera facilement convaincre de passer une séance en compagnie de ces Sept pirates là... En tout cas, à IDDBD, on a fait une belle balade...

sept_pirates_3A lire : la fiche album sur le site des éditions Delcourt où vous pourrez voir et lire quelques planches

A lire (aussi) : la chronique d'Isaac le Pirate de Christophe Blain, celle de Long John Silver de Xavier Dorison, le projet Nouveaux Pirates de Lionel Richerand

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dimanche 2 mars 2008

Peace and love

bertenevLa Guerre du Professeur BertenevlabelIDDBD (scénario et dessins d’Alfonso Zapico, collection Blandice, éditions Paquet)

1855, guerre de Crimée. Léon Bertenev est un simple artilleur russe. Prit entre le feu anglais et la folie de son capitaine, il voit ses compagnons mourir un à un. Fuyant la bataille, il est arrêté par un cavalier anglais, le capitaine Townsend, fine fleur des armées de sa majesté la reine Victoria.

Prisonnier de guerre, Bertenev est condamné à une mort certaine car ses compatriotes ne vont pas tarder à lui faire payer sa désertion. Léon est toutefois bien plus qu’un simple soldat et grâce à la mansuétude du capitaine Townsend, il devient interprète auprès de ses ennemis et confident de son sauveur.

Devenu traitre à sa patrie mais resté un ennemi pour les anglais, le professeur Bertenev est un apatride jetant un regard douloureux mais sans haine sur un monde violent qui ne l’a pourtant pas épargné. La grande sensibilité et l’intelligence de ce personnage égaré au milieu de la guerre irradient l’ensemble de cet album.

Ce n’est pas une BD historique sur une guerre mais plutôt le récit de relations entre des êtres que le hasard a obligé à entrer en contact. Si tout les opposent (langues, principes, visions du monde) ce sont par de
zapico savoureux dialogues et/ou des situations extrêmes qu’ils vont peu à peu se découvrir.

Le jeune auteur espagnol Alfonso Zapico, 25 ans seulement, fait ici preuve d’une remarquable maitrise de son histoire. A l’image de son héros, il ne donne pas de leçon de vie et cherche toujours à montrer les différents points de vue d’une même situation. Au bout du compte vous voilà portés par un récit qui se déroule comme du papier à musique. Vous vous inquièterez pour ses héros et au bout du compte, vous vous attacherez.

Encore une fois, la collection Blandice des éditions Paquet offre un petit bijou. Après les albums de Renaud Dillies (Mélodie au crépuscule, Betty Blues) ou le très excellent Big Bill est mort (par Antunes et Taborda) voici une petite merveille sans prétention, intelligente, fine, et ne tombant pas dans un manichéisme facile. C'est excellent de bout en bout.

Tout ça méritait bien un petit label Recommandé.

A lire : linterview d’Alfonso Zapico sur le blog Bulle d’Encre. La transition avec l'info du jour est toute trouvée !

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bulle_d_encreL'info du jour

Le commentaire de toutanbd (Nicolas Vadeau ?) au sujet de l'album Il fera beau demain m'a donné envie de vous remettre en mémoire (ou de vous faire découvrir) le superbe webzine Bulle d'Encre (qui est aussi un blog), animé par une équipe de passionnés du 9ème art avec lesquels IDDBD partage un nombre de goûts assez considérable comme en témoigne le dernier numéro.

couv16Au programme de ce n° 16, la présentation d'un jeune auteur, Grelin, au talent déjà très affirmé (Bulle d'Encre a vu juste en décrochant une interview !), mais aussi un sujet sur les albums estampillés "ligne claire" édités par Paquet (dont le superbe Michelle, scénarisé par Marine Bourgeay et dessiné par Olivier Marin, et le tout aussi superbe Ciel en ruine de Pinard et Dauger), le tout ponctué de quelques strips sympas... bref, un moment de qualité au milieu du brouhaha perpétuel du petit monde de la BD (auquel IDDBD contribue... ;)), servi par une équipe au top... Que demande le peuple ? Toujours plus (de numéros de Bulle d'Encre, pardi) !

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samedi 1 mars 2008

1200915916Factory - Tome 2 (scénario et dessin de Yacine Elghorri, collection Epic, éditions Carabas)

factory021Pour vous mettre dans le bain de cette chronique et, surtout, de l'oeuvre de Yacine Elghorri, je vous conseille vivement de (re)lire la chronique qu'IDDBD a consacré au premier opus de Factory en octobre 2007... Ca y est ? Bon on peut donc y aller sur le tome 2 qui confirme tout à fait l'impression déjà extrêmement positive que nous avions sur le premier.

Après avoir posé les fondamentaux de son monde SF très personnel et très original, Yacine Elghorri nous propose un tome de transition qui apporte quelques réponses (vraiment peu nombreuses) et pose d'autres questions (dont on ne peut qu'imaginer les réponses pour l'instant)...

factory022Pour notre plus grande curiosité (et notre bonheur de lecteur...), la saga Factory continue donc à nous faire découvrir cette planète dont on n'ose pas imaginer qu'elle puisse être la Terre. A moins qu'Hubert-Felix Thieffaine en ait pris le contrôle...

Bonus supplémentaire de ce 2ème tome : une interview exclusive de Yacine Elghorri dans laquelle on découvre cet auteur atypique parti à Los Angeles il y a quatre ans en tant qu'animateur et story-boarder et qui nous revient avec Factory, une oeuvre de SF dont la "patte" est unique dans le paysage assez stéréotypé du genre... Une oeuvre qu'apprécieront les fans de SF très exigeants, même les plus blasés !

A lire : la fiche album sur le site des éditions Carabas où vous pourrez découvrir 5 planches !

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vendredi 29 février 2008

Recommandé par IDDBD

recommandeL'info du jour

J'ai reçu un courrier abondant concernant le label "Recommandé par IDDBD" que vous avez vu apparaître sur les deux dernières chroniques de votre blog. De quoi s'agit-il ? Pour qui se prend donc IDDBD ? Verrons-nous fleurir ce label sur les albums ? Etc, etc...

Voici quelques éléments de réponses :

1 - Ce label, pour l'heure totalement virtuel, vise à distinguer - dans le magma sans cesse croissant des sorties de bandes dessinées - les albums qui ont particulièrement retenu notre attention et que nous trouvons exceptionnels pour diverses raisons totalement personnelles et donc résolument subjectives. En cela, le label "Recommandé par IDDBD" ne se distingue absolument pas des autres stickers que vous pouvez voir sur les couvertures de vos albums. Il se fonde simplement sur la vision de la BD telle que nous essayons de la montrer et de la défendre sur IDDBD : qualité, intelligence, originalité du dessin et/ou du scénario...

Comme je l'ai déjà dis ici ou là, les albums chroniqués par IDDBD nous ont tous plu à un titre ou à un autre, mais pas tous au même degré d'intensité. Le label "Recommandé par IDDBD" distingue donc ces albums que nous avons aimé plus que les autres...

retro2007_12 - IDDBD ne se prend pas pour un donneur de leçon. Nous dénonçons suffisamment cette attitude sectaire chez certains pour nous y mettre à notre tour. Nous notons simplement que le nombre de lecteurs d'IDDBD croît de manière exponentielle ces derniers mois et que les mails encourageants que je reçois sont de plus en plus nombreux chaque jours. Il paraît donc intéressant, pour les lecteurs d'IDDBD, de distinguer certains albums exceptionnels des autres albums très bons ou bons qui sont chroniqués...

retro2007_23 - Pour l'instant, le label "Recommandé par IDDBD" est un label virtuel. Mais nous allons très bientôt contacter les maisons d'édition ou certains distributeurs pour leur proposer de l'apposer sur leurs albums... A suivre donc...

Dernier point, pour vous donner une idée des albums qui auraient mérité le label "Recommandé par IDDBD" s'il avait existé en 2007, voyez nos retrospectives 2007 (celles du 2 et du 3 janvier 2008)... Depuis le 1er janvier 2008 jusqu'à avant-hier, vous pourrez rajouter Alim le tanneur, Petite histoire du grand Texas , Le maître de Benson Gate, Gus, Le complexe du chimpanzé, Long John Silver, L'année du dragon (intégrale N&B), Freaks of the Heartland, Les Sentinelles.

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