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Perdus dans la jungle de la bd ? IDDBD, le blog bd qui vous aide a vous y retrouver. IDDBD, c'est une chronique quotidienne sur le meilleur de la bd.

samedi 19 avril 2008

2008_gfL'info du jour

Aujourd'hui et demain, c'est au 16ème Festival Opale BD de Calais qu'il faut se trouver (comme ça, avec les festivals de Nîmes et de Barcelone qu'IDDBD vous a proposés, ça vous fera voir du pays...). 37 artistes seront présents en dédicace, dont François Duprat, Rod, Vanyda. Vous pourrez aussi profiter de la Bourse d'Echange, découvrir de nouveaux fanzines et plein d'autres animations...

A visiter : le site d'Opale BD, pour tout savoir sur ce 16ème festival

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vendredi 18 avril 2008

Une adaptation éblouissante

la_tour_sombre_couv1La Tour Sombre - Tome 1 (scénario de Peter David, dessin de Jae Lee, d'après le roman de Stephen King, éditions Fusions Comics, 2008)

Les adaptations de romans en bandes dessinées sont toujours un exercice délicat : vous risquez à la fois de déconcerter les néophytes (qui ne connaissent pas toutes les subtilités du roman initial) et de fâcher les fans (qui, eux, ne connaissent que trop bien ces subtilités) !

L'adaptation en BD de La Tour Sombre, l'une des sagas les plus atypiques de Stephen King, évite heureusement tous ces pièges. Je dis "heureusement" car La Tour Sombre n'est certainement pas l'oeuvre de King la plus facile à adapter en BD ! Son univers - mélange d'héroïc-fantasy, de western et d'anticipation - est assez complexe à appréhender, ses personnages sont très nombreux et la quête du héros - Roland de Gilead, dit Le Pistolero - est excessivement mystique... bref, tous les ingrédients pour pimenter la tâche du scénariste chargé de l'adaptation. Au cas particulier, Peter David s'en sort magistralement : son adaptation est compréhensible par les néophytes de l'oeuvre de Stephen King sans décevoir les fans du roman, son récit reste cohérent, palpitant et étrange comme l'oeuvre originale.

20061220slingerAlors, qu'est-ce que La Tour Sombre ? La Tour Sombre, c'est l'histoire d'une quête, celle qu'entreprend Roland de Gilead, un jeune homme de 14 ans confronté au mal, en la personne de Marten, conseiller de son père Steven, et amant maléfique de sa mère Isabella. La rage de Roland face à une situation qu'il juge intolérable va le pousser à défier son mentor, le maître d'armes Cort, et devenir à l'issue de ce rite de passage à l'âge adulte un Pistolero, sorte de "chevalier-cow-boys" (au sens western du terme), autorisé à porter des armes à feu. Son destin est alors tracé : il devra trouver la Tour Sombre et détruire le Mal dont Marten n'était finalement que le simple hérault...

La mise en images de l'univers de Stephen King, réalisée par Jae Lee, est particulièrement réussie. Le style réaliste mais très contrasté au niveau des couleurs nous transporte dans ce monde parallèle, inquiétant, où nous retrouvons quelques repères, certes, mais agencés de manière tellement différente de ce que nous connaissons... Au-delà de l'adaptation littérale de Peter David, l'âme du roman est ainsi totalement respectée et même magnifiée par le trait et la mise en scène de Jae Lee.

En conclusion, prenez un roman époustoufflant de King, un scénariste de talent et respectueux de l'oeuvre et un dessinateur au trait maîtrisé et inspiré : vous obtenez La Tour Sombre, un must en matière d'adaptation BD...

A lire : les 8 premières planches sur bdgest.com

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20080402134211Le pitch du jour

Think Tank - Tome 1 : Oil Sands (scénario de Pierre-Paul Verelst, dessin de Walther Taborda, éditions Paquet)

tinktank1Je ne l'ai pas encore lu mais ce premier tome, qui sort aujourd'hui chez Paquet, est dessiné par Walther Taborda. Donc : gros a priori favorable ! Pour ceux qui l'aurait oublié, Walther Taborda c'est le dessinateur de Big Bill est mort...

"Athabasca, dans la Province de l'Alberta, Canada. Un manager de la société Oil Sands Inc., qui dispose des plus grandes réserves de sables pétrolifères au monde, meurt dans un accident de voiture.
Edward Shope, analyste au think tank américain American Institute for International Progress, est spécialisé dans les sources d'énergies alternatives au pétrole. Cet accident lui donne l'occasion d'analyser sur le terrain le potentiel de ces sables pétrolifères ainsi que de découvrir cette fameuse société Oil Sands
."

A découvrir : quelques planches sur le site des éditions Paquet

A lire : le billet de Pierre Paquet (himself !) sur son blog... avec un petit privilège accordé à ses lecteurs : lire les huit premières planches de Think Tank !

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jeudi 17 avril 2008

Eloge de l'autre

autrelaideurautrefol_gcL'autre laideur l'autre folie (scénario et dessins de Marc Malès, collection Tohu-Bohu, éditions Les Humanoïdes associés)

Tout commence par un dessin au style retro, mélange de comics des annéeslabelIDDBD 30-40 et de José Munoz pour son utilisation du noir et blanc.
Ça continue par une émission, rétro également, de la télévision américaine évoquant une ancienne star de la radio des années 30 et de son étrange disparition. Puis, une femme âgée arpente en compagnie de sa fille le quai désert d'une gare oubliée au beau milieu d'un trou perdu des Etats-Unis.
Finalement, c'est un souvenir. Celui d'une rencontre peu banale entre deux êtres perdus, l'un fuyant sa douleur, l'autre son image. L'un sur les chemins, l'autre cloîtrée dans une maison sans miroir.

Dans tout ce que l'on peut lire, et je ne parle pas seulement de BD, il y a des choses que l'on aime mais que l'on oubliera, d'autres que l'on adore et qu'on garde pour soi et puis il y a ce genre de merveilles, des livres à part découvert au hasard, des livres qui résonnent en vous et qui rejoignent votre patrimoine personnel. Des œuvres parfois perdues dans les étagères d'une librairie, dans un carton ou qui vous attendent sous votre nez depuis des mois, voire des années. J'ai attendu longtemps avant d'ouvrir L'autre laideur l'autre folie. J'avais tort.
autrelaideurautrefol_1
Je me demande encore comment un auteur comme Marc Malès fait pour regrouper autant de qualités et de talent dans 120 pages : finesse de l'écriture, dessin totalement maitrisé servant au-delà de toute espérance son récit et donnant une humanité "physique" à ses personnages, construction du récit ciselé, histoire magnifique, psychologie des personnages poussé au point qu'on se demande si ce n'est pas du vécu. Mais surtout, plus que toutes ses qualités un peu "technique", c'est cette incroyable alchimie dégageant une atmosphère, une mélancolie, une poésie profonde et touchante. Poésie qui personnellement me ramène inexorablement vers des œuvres telles que Sur la route de Madison ou plus récemment The Hours. Sans grand effet de style, ni effusion de sentiments, nous voici submergés par des vagues d'émotions contradictoires.

Vous l'aurez compris, L'autre laideur l'autre folie est un album marquant, magnifique, beau et triste, optimiste et désespérant. Marc Malès a tenté de réunir les tourments, les peurs, les tristesses mais aussi les espoirs de l'âme humaine. S'il est présomptueux de vouloir réussir ce tour de force, on doit admettre qu'il l'a effleuré du doigt. C'est une définition d'un chef d'œuvre.

A lire : les chroniques sur Sceneario.com et sur BDselection.com

A écouter : Philipp Glass signant la BO de The Hours.

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lepi28_mame_300Le pitch du jour

Mamé (scénario de Loïc Dauvillier, dessin de Deborah Pinto, éditions 6 pieds sous terre)

Madame Cahen est bien seule dans sa maison de retraite. Les visiteurs défilent, mais pas pour elle. Ni une, ni deux, maniant son fauteuil roulant en experte, la voilà qui file en douce. Une balade par ce beau temps, voilà une bonne idée. Mais Madame Cahen sait très bien où elle va. A deux pas, il y a une école primaire où se trouve Loulou, son petit-fils. Profitant de l'heure de la récré et d'un grillage abimé par endroits, les voilà tous les deux lâchés dans la ville... A travers ce petit récit, les auteurs nous parlent avant tout de transmission entre les générations, du partage du temps, celui qu'on regrette ne pas avoir partagé ni su se donner, tandis qu'il filait irrémédiablement.

Aujourd'hui dans vos bacs...

A découvrir : 7 planches sur le site des éditions 6 pieds sous terre

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mercredi 16 avril 2008

Et après ?

PizzeriaKamikazePizzeria Kamikaze (d'après La colo de Kneller d'Etgar Keret, dessins d'Asaf Hanuka, Actes Sud BD)

"2 jours après m'être suicidé, j'ai trouvé un boulot dans une pizzeria de la chaîne Kamikaze". A quelques cases près, c'est ainsi que commence le récit de Mordy, le héros de cette BD adaptée du roman de l'israëlien Etgar Keret.

Selon vos croyances (ou vos non-croyances) vous pensiez qu'il existait une vie après la mort. Et bien vous aviez raison ! Bon... vous risquez d'être un peu déçu tout de même (mais c'est mieux que rien) car ici, pas de petits anges ni d'incarnations métaphysiques du genre tunnel ou même un état transcendantal intersidéral, pas même de Saint Pierre ou autres trucs du genre, non ici la vie après la mort ressemble à... la vie. Comme explique notre héros : "Maintenant que je suis ici, ça me fait penser à Tel-Aviv. Mon colocataire allemand m'a dit que c'était comme Francfort. A croire que Francfort est un trou perdu".

Un peu déçu au départ, Mordy finit par s'habituer à cette vie lancinante. Le jour c'est boulot, la nuit c'est sortie (au bar "La mort subite") pour pallier à l'ennui (mortel , je sais il fallait oser) d'un quotidien sans illusions. Car ici, "il n'y a que ça à faire".

En passant, vous vous demandez peut-être où est "ici" ? La question est bonne c'est vrai. Mais les personnages eux-mêmes ne sauraient y répondre. Les limbes ? Un des cercles de l'enfer (sacré Dante !) ? Le purgatoire, ou quelque chose du genre ? En tout cas, pour arriver dans ce lieu, il faut avoir tenté de se suicider et avoir réussi son coup. Bref, le taux de suicide pré-arrivée est de 100%. Ainsi, dans ce monde étrange se côtoient les noyés, les suicidés par balle, par médicaments (les "Juliette"), par pendaison, par attentat-suicide (le passage dans le quartier arabe a un sens très lourd quand on se souvient de la nationalité de l'auteur), des suicidés anonymes et célèbres (on vous laisse la surprise) bref, tout un tas de personnages différents mais unis dans un passé de mal-être.PizzeriaKamikaze2

Ainsi, au milieu de ce monde sans mesure, Mordy "vit" avec ses démons et ses questions tout en trouvant un semblant d'apaisement (ou plutôt de résignation). En apprenant de la bouche de son ex-colocataire (du temps où il était encore vivant) un nouvel élément de son passé, il se lance un peu au hasard dans l'exploration de cet espace hors du temps.

Accompagné d'Uzi, son copain rustre et vulgaire (qui vit avec toute sa famille !), ramassant Lihi, une autostoppeuse recherchant les responsables de cet univers, Mordy part dans un road-movie pour nul part. Comme dans tous les road-movie (même si celui-ci est un peu particulier), ce sont des rencontres, la découverte de soi et du monde qui est au bout du chemin. Mais attention, même si certaines parties de l'intrigue sont cousues de fil blanc, Etgar Keret sait surprendre par quelques rebondissements bien sentis.
Malgré son thème morbide, Pizzeria Kamikaze laisse une part belle à l'humour et à la dérision. Sa grande force est sans doute son atmosphère (glauque) à la fois teinté de fantastique et de réalisme. Une lecture agréable que l'on dévore facilement et qui donne surtout envie de lire l'œuvre originale.

A découvrir : un gros plan sur les frères Hanuka sur le site Mundo-bd.fr (par Didier Pasamonik)

A lire : la biographie d'Etgar Keret sur le site du Centre National du livre

Bonus musical : Ouah bon, je sais fallait oser...

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mardi 15 avril 2008

Meteors_couv1Meteors (scénario de Fred Duval, dessin et couleurs de Philippe Ogaki, collection Série B, éditions Delcourt)

Ne confondez pas cette nouvelle série des éditions Delcourt avec Meteor - Les conquérants de l'espace, série parue dans les années 50 à 60 aux (désormais défuntes) éditions Artima.

Bien entendu, l'une comme l'autre, nourries au sein de la série B (comme l'indique d'ailleurs de manière explicite le nom de la collection chez Delcourt), puisent dans le grand réservoir de l'imaginaire SF collectif.

Vous retrouverez donc dans Meteors de nombreux clins d'oeil à Star Wars mais aussi à Planètes (si si, et le rôle de l'héboueur de l'espace, c'est quoi d'après vous ?), à 2001 l'Odyssée de l'Espace, Goldorak (heu, là j'exagère un peu... quoi que les scaphandres-armures 45A-A n'auraient pas déparaillés dans un épisode de l'auguste robot...), à Isaac Asimov (bien que ses 3 lois de la robotique aient été remplacées par la Charte de Turing...) et bien d'autres (dont la sublime série Le complexe du chimpanzé).

Meteors_pl1Mais rassurez-vous, Meteors n'est ni un assemblage hétéroclite de souvenirs disparates, ni une parodie de sagas SF : derrière son appartenance assumée à la série B, ce premier tome sait titiller l'intérêt du lecteur sans jamais relâcher le rythme de la narration, tout en lui présentant les différents personnages et l'univers qu'il cotoira tout au long de la série... On sent bien que Fred Duval a encore un maximum d'idées en tête et qu'il s'apprète à nous embarquer encore une fois dans une aventure à tiroirs et à rebondissements, tout en abordant de manière très ludique bon nombre de problèmes qui se posent déjà à nous (la pollution, la liberté d'expression) ou qui ne tarderont pas à s'imposer (rôle des ordinateurs, des réseaux et bientôt des intelligences artificielles dans l'organisation même de nos sociétés).
Meteors_pl2C'est d'ailleurs une constante des oeuvres dites mineures (séries B et autres) que de traiter de sujets plus profonds que bien des oeuvres dites majeures ou considérées comme telles par la critique. En tout cas, chez IDDBD, pas d'ostracisme : loin de nous l'idée d'affubler Meteors d'une étiquette d'oeuvre mineure. Au contraire, sans être un monument éternel de la BD contemporaine, cette nouvelle série vous fera passer un excellent moment de SF aux côtés de personnages sympathiques, dans une ambiance particulièrement efficace suspense et d'intrigue...

Quant aux dessin de Philippe Ogaki, il participe justement à cette efficacité du récit en adoptant un style à mi-chemin entre le trait européen et celui du manga, en tout cas très moderne.

Ce coctail narratif et graphique fait de Meteors une BD que l'on appréciera de lire pendant les vacances ou après une journée particulièrement éprouvante de boulot. Juste comme on apprécierait de temps en temps un bon épisode de Star Trek, de Cosmos 99 ou de Galactica... Juste pour le plaisir quoi !

A découvrir : le mini-site de la série Meteors où vous pourrez lire le pitch des éditions Delcourt et feuilleter Le règne digital (premier tome)

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illustrationL'info du jour

logo_donjonPuisque nous sommes chez Delcourt, cela vous ferait-il plaisir de recevoir le prochain Donjon à paraître ? Oui ? Il vous suffit de voter ! Pour quoi ? Pour la meilleure bande-annonce des 10 ans de la série Donjon justement ! Pas de questionnaire compliqué, pas de tirage au sort : il vous suffit de chosir la bande-annonce qui vous plaît, de remplir un questionnaire et le tout est joué ! Et c'est où tout ça ? Ben là tiens !

En partenariat avec le site Les murmures du Donjon, le site le mieux documenté du web sur cette superbe série créée par Sfar et Trondheim...

A (re)lire : les chroniques d'IDDBD sur Donjon (Donjon Potron-Minet, Donjon Zenith, Donjon Parade, Donjon Monster et Crépuscule

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lundi 14 avril 2008

newharlem_couv1New Harlem - Tome 1 : Rapt (scénario de Corbeyran, dessin de Tibéry, collection Uchronies, éditions Glénat, 2008)

Pour comprendre New Harlem, je vous invite à (re)lire la chronique d'IDDBD du 27 février dernier, consacrée à la nouvelle série-collection Uchronie(s) créée par Corbeyran. Vous y apprendrez que New Harlem s'insère dans un plus vaste ensemble de réalités parallèles dans lesquelles la ville de New York et Zack Kosinski évoluent de manières différentes bien que convergentes...

new_harlem_pl1Ca y est ? Vous y êtes ? Bien, attaquons-nous donc à New Harlem... L'aventure uchronienne continue ! Et de quelle manière ! Nous retrouvons Zack Kosinski, le "prescient", à l'âge de 5 ans, alors qu'il assiste à une scène d'interpellation musclée par la police de New Harlem. Cette scène, nous l'avons déjà vécue nous-même, un peu différente quant à ses prémices, dans le premier tome de New Byzance : Zack s'en était servi pour "impressionner" un déviant de l'Utopie Fondamentaliste qu'il devait remettre dans le "droit chemin".

newharlem_pl1Dans New Harlem, la réalité est totalement différente. L'Utopie Fondamentaliste n'existe évidemment pas. A la place, c'est la loi du Black Order qui règne sur New York (et on l'imagine, sur le monde...). Les Afro-américains détiennent tous les pouvoirs politiques, économiques, sociaux, culturels et ils laissent croupir les Blancs dans des quartiers sordides aux taux de criminalité et de pauvreté endémiques... Cela vous choque ? C'est le but justement de cette série : faire réfléchir aux réalités alternatives à la nôtre, celle que nous croyons intangible parce que nous la vivons (comme si les sens communs pouvaient révéler la réalité de notre univers...). Considérons aussi qu'aujourd'hui, la réalité de nombreux Noirs, ce sont justement des quartiers oubliés de la Bonne Société......

newharlem_pl2Mais pour Zack Kosinski, le débat est moins philosophique qu'économique. Vendu par ses parents à Mr Brown, un magnat financier, pour ses qualités de "prescient", il est en train de perdre ses capacités prédictives. En tout cas, s'il n'est pas en train de perdre son "don", que penser de ses dernières "visions" dans lesquelles une foule affamée et enragée de Noirs affronte une police blanche au cours d'émeutes sanglantes...

La grande série de Corbeyran continue de manière magistrale ! Dire que l'on bout d'impatience de lire le dixième tome qui clôturera les trois sous-séries de trois tomes (New Byzance, New Harlem, New York), est un euphémisme. En attendant, il nous faudra patienter un mois pile pour découvrir le premier tome de New York...

A lire : la fiche de la série New Harlem sur le site des éditions Glénat

A voir : la bande-annonce de la série

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LesPierresAveuglesLe pitch du jour

Les pierres aveugles (scénario de Thierry Groensteen, dessin de Patrice Cablat, éditions de L'An 2)

Un scénario du patron des éditions L'An 2. Le pitch et les premières images nous plaisent bien à IDDBD. Mais il vous faudra attendre juin 2008 pour le découvrir complètement... et lire une chronique sur IDDBD !

P10_P11"Etre retenu en otage au Yémen peut se révéler une expérience enviable si l’on succombe aux beaux yeux d’une lointaine descendante de la reine de Saba. Mais quand l’Histoire connaît des soubresauts tragiques, l’Arabie heureuse se referme telle un piège fatal.
Enlevé en juin 2001 au cours d’un voyage d’affaires, Bob Soppovski, sujet américain, tombe amoureux de Mouna, la belle institutrice du village où il est retenu captif. Les attentats du 11 septembre vont précipiter le dénouement fatal de cette idylle impossible.
A l’heure où le terrorisme islamiste a essaimé un peu partout, cette histoire d’amour aborde obliquement la question du fanatisme religieux et plaide pour la fraternité entre les civilisations
."

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