mardi 20 juin 2006
Islandia - Tome 1 : Escale boréale (scénario et dessin de Marc Védrines, éditions Dargaud)
Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les comédies sentimentales ? Oui. Et des films d'aventures qu'on voyait à la Dernière séance du mardi soir, présentés par Eddy Mitchell ? Aussi. Et des romans qui ont marqué mon enfance ? Quoi ? Vous vous en foutez ? D'accord, vous avez raison. Mais bon, ça m'est quand même utile pour introduire ma chronique d'aujourd'hui.
Comme j'allais vous le dire avant que vous ne m'interrompiez (goujats !), l'Ile au Trésor de Stevenson ou le récits des aventures du Capitaine Cooks ont exercé sur moi une certaine fascination. Non, je ne suis devenu ni pirate, ni marin au long cours... En revanche, je ne rate jamais une bonne occasion de lire une bonne BD mêlant les voyages maritimes, l'aventure et une intrigue prenante. Et devinez quoi ? C'est justement le cas d'Islandia ! Je vous l'accorde, j'ai un peu ramé avant d'en arriver à vous parler de ce premier tome, Escale boréale, mais, croyez-moi, votre patience sera récompensée. Enfin... à condition que vous lisiez les quinze premières planche de cette excellente BD et que vous débrouilliez ensuire pour lire le reste. Le scénario mêle intelligemment fantastique, aventure et sentiments humains. Pour sa part, le dessin est tout simplement beau et efficace, un peu à la manière de Matthieu Bonhomme dans le Marquis d'Anaon.
Bref, foi de matelot, vous ne regretterez pas d'avoir abordé sur les rives d'Islandia. Quoi ? Et l'histoire d'Islandia dans tout ça ? Mais bande de marins d'eau douce, avant de vous embarquer dans l'aventure, il vous suffit de surfer jusqu'au site des éditions Dargaud. Mais comme d'habitude, le Captain IDDBD vous épargnera cette peine...
"Au XVIIème siècle, un adolescent s'embarque clandestinement à bord d'un navire de pêche. Il veut comprendre la source des visions mystérieuses qui l'assaillent depuis son enfance. Il devra braver les dangers et la dureté de la vie en mer pour parvenir jusqu'en Islande. Il y découvrira que sa quête est liée à la magie et à la sorcellerie propres à cette île lointaine..."
A lire : les quinze premières planches d'Islandia sur Read-box.com
A lire : le dossier consacré à Islandia sur le site des éditions Dargaud
Merci aux (nombreux) lecteurs du Blog de Hervé venus faire un tour sur IDDBD... La chronique, c'est celle du vendredi 16 juin ou alors c'est par là...
lundi 19 juin 2006
IR$ (scénario de Stephen Desberg, dessin de Bernard Vrancken, éditions Le Lombard)
Sur l'excellent site d'actualité BD Blogobulles, le huitième tome de la série IR$, intitulé Guerre noire, est en pole position des séries les mieux vendues pour la semaine du 16 juin.
C'est donc une bonne occasion (un bon prétexte oui !) pour revenir sur les débuts des aventures de Larry B. Max. Kisséssa ? Max. Larry B. Max (utilisez l'intonnation spéciale "Bond. James Bond") est un inspecteur des impôts.
Quoi ? Les inspecteurs des impôts peuvent être au coeur d'aventures palpitantes ? Hum... Pour tout vous dire, Larry B. Max est inspecteur de l'IRS, l'Internal Revenu Service, l'administration fiscale américaine... Aaahhh ! Du coup, ça devient plus crédible qu'un inspecteur des impôts vive des aventures palpitantes, hein ? Et bien oui... Passqu'en France, franchement...
Pfff... Bon alors, qu'est-ce qu'il fait d'extraordinaire ce Larry B. Max ? D'après les éditions Le Lombard (qui apparemment savent un peu de quoi elles parlent...), "Larry B. Max est un des rares spécialistes du département spécial de l’I.R.S. (Internal Revenue Service), tout-puissant organe de perception des impôts aux Etats-Unis. Lisant les circuits d’évasion de capitaux et de blanchiment d’argent comme un pianiste virtuose une partition de Mozart, il dispose de tous les moyens informatiques pour démontrer les liens entre la haute finance et la grande criminalité. Epluchant les comptes des milliardaires, des grands groupes financiers et des multinationales tentaculaires, Larry effectue de dangereuses remontées aux nébuleuses origines de leur colossale fortune…".
Vous pensez que des enquêtes financières et fiscales sont nécessairement ennuyeuses ? Et bien, vous avez tord ! Certes, chaque album d'IR$ est l'occasion d'aborder l'un des (nombreux !) aspects des fraudes et autres magouilles financières internationales (réseaux nazi, argent de la drogue, blanchiments en tous genres...). Mais croyez moi, on ne s'ennuie jamais aux côtés de notre super inspecteur des impôts ! De l'action, des scénarios bien ficelés mais compréhensibles par le commun des mortels, et un excellent dessin réaliste... Tous les ingrédients d'une très bonne série (à la XIII, Alpha, ou Largo Winch)...
Ah ! J'oubliais ! Cerise sur le gâteau : l'intégralité du premier tome d'IR$ est disponible en ligne ! Sur Read-box.com (comme d'habitude, entrez en bas à droite puis sélectionnez la bibliothèque et tournez les pages jusqu'à IR$). Bonne lecture !
A lire : la fiche de la série IR$ sur le site des éditions Le Lombard
A lire : les bio (super express) sur le site granck.free.fr de Stephen Desberg et Bernard Vrancken
A voir : toutes les couvertures de la série. Juste pour le plaisir...
dimanche 18 juin 2006
Miss pas Touche - Tome 1 : la vierge au bordel (scénario d'Hubert, dessin et couleurs de Kerascoët, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)
Il y a des albums comme ça, où il suffit de jeter un coup d'oeil au dessin et de lire le pitch en diagonale pour être certain que c'est un bon choix celui de l'emmener avec soi (en payant l'album si vous êtes chez un libraire, pas question de le glisser sous votre pull-over, surtout qu'on est au mois de juin et que ça risque de se voir, hein ?).
Du coup, comme c'est dimanche et qu'IDDBD a un peu la flemme (hé oh ! quoi !), vous trouverez ici de quoi satisfaire les deux critères qui vous feront courir chez votre libraire pour vous emparer du premier tome de Miss pas Touche...
En fait, je ne résiste pas à vous en dire quelques mots tout de même. Miss pas Touche s'annonce comme une série à la hauteur des meilleurs de la collection Poisson Pilote, telle qu'Isaac le Pirate. Il s'agit de ces séries où les premières cases et les premiers dialogues vous plongent immédiatement dans l'ambiance, dans l'histoire, aux côtés de personnages immédiatement attachants et tellement vrais. C'est la raison pour laquelle je doute que vous résistiez longtemps avant de vous jeter sur Miss pas Touche...
A lire : le pitch de Poisson Pilote (il me faut absolument le nom du ou des rédacteurs des pitchs de Poisson Pilote : il(s) est(sont) trop fort(s)).
"Quand deux jeunes filles de province débarquent dans le Paris des années 30 pour chercher du travail, elles n’ont pas l’embarras du choix : elles deviennent bonnes à tout faire dans la haute société. C’est le lot d’Agathe et de Blanche, deux sœurs qui astiquent, lavent et récurent chez une patronne très comme il faut. Autant Agathe est légère et insouciante, autant Blanche est prude et timide. Et quand sa sœur va guincher sur les bords de Marne à la recherche du prince charmant, Blanche l’attend dans leur chambre nichée sous les toits.
Une nuit, Blanche entend des bruits bizarres dans une pièce de l’immeuble mitoyen – chose étrange, le dit immeuble étant muré pour insalubrité. Curieuse comme pas deux, elle creuse un trou pour en savoir plus. Et découvre une scène horrible : une fille mutilée réduite à l’état de macchabée. Et si c’était un nouveau crime du sinistre "Boucher des guinguettes" ? A son retour, elle en parle à sa sœur. Mais Agathe a tout juste le temps de glisser un œil à son tour avant de recevoir une balle... "Suicide", dit la police. Puisque c’est comme ça, Blanche mènera l’enquête toute seule.
Et voilà comment elle se fait engager dans une "maison de joie", le Pompadour, où elle est chargée des clients un peu spéciaux. Au moins, elle ne perdra pas sa chère virginité…"
A lire : les 15 premières pages sur Read-box.com (à partir de la page d'accueil, entrez en bas à droite puis sélectionnez les nouveautés) et encore 3 pages dans le magazine Avant-première (pour s'abonner et pour recevoir un numéro gratuit)
A voir : 8 vignettes supplémentaires sur le site de Poisson Pilote
A lire : la bio express d'Hubert et celle de Kerascoët (le duo formé par Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, illustrateurs et dessinateurs, notamment du dernier Donjon Crépuscule...)
Amis belges et frontaliers (et tout ceux qui iront le week-end prochain du côté de Bruxelles ou à proximité, ou qui se donneront la peine de se déplacer spécialement....) : les auteurs de Miss Pas Touche seront le samedi 24 juin 2006 au Slumberland 4 - Bruxelles - 752 Chaussée de Waterloo pour dédicacer leur album... Si j'en crois la vignette de gauche, si j'étais vous... j'irai, et fissa encore...
samedi 17 juin 2006
Central Park (scénario de Jean-Luc Cornette, dessin et couleurs de Christian Durieux, collection Expresso, éditions Dupuis)
Vous aimez rêver? Ca tombe plutôt bien puisque IDDBD vous propose aujourd'hui de rêver les yeux grands ouverts en lisant Central Park de Jean-Luc Cornette et Christian Durieux.
Si vous faites un tour sur les sites de critiques, vous pourrez constater que les avis sont assez partagés : certains aiment bien (surtout le dessin)mais avouent n'avoir pas tout saisi à l'histoire, d'autres détestent, d'autres enfin (peu nombrex) sont carrément fans... Alors ?
Alors, c'est à vous de prendre le risque. Le risque d'aimer ou de détester. C'est à vous de vous faire une opinion sur l'étrange histoire d'un couple de jeunes belges, Johan Crevette et Yasmina Polaire, qui débarquent pour la première fois à New York et s'y perdent, dans tous les sens du terme... Les rencontres bizarres vont se succéder, des chauffeurs de taxis qui portent tous des noms d'anciens présidents US jusqu'à Snake, un clochard de Central Park, en passant par Norman, un ours blanc qui parle, ou Whitney, une jeune patineuse black...
Et de quoi parlent-ils justement tous ces personnages surréalistes ? D'amour. Perdu ou retrouvé. Amoureux ou filial. Libérateur ou aliénant. Mais toujours d'amour. Jusqu'à la dernière page...
Central Park est un beau voyage, onirique et surréaliste, au pays de l'amour qui n'est pas toujours rose. Pour apprécier ce voyage, peut-être faut-il seulement renoncer, le temps d'un album, à ses certitudes et accepter de se laisser porter par la vague du conte, des dessins et des couleurs de Jean-Luc Cornette et Christian Durieux... "Laisse-toi aller. N'aie pas peur.", dit Whitney à Johan... "Laissez-vous aller. N'ayez pas peur", vous dit IDDBD...
A lire et à mater : les cinq premières planches de l'album sur le site de la collection Expresso des éditions Dupuis
vendredi 16 juin 2006
A IDDBD, on aime (dans le désordre) : la BD de qualité, le graphisme de qualité, les auteurs sympas, les BD qui parlent du quotidien (rappelez-vous les chroniques sur les albums de Seth, de Craig Thompson, ...), celles qui parlent aussi des rapports humains parfois un peu difficiles, voire un peu déjantés (Adrian Tomine et sa Blonde Platine, Claire Champion et ses Coeurs Boudinés), et enfin les BD qui contiennent une bonne dose d'humour (Nikola Witko et son adaptation de Comment je suis devenu stupide, Frantico...). Tout ça pour vous dire qu'à IDDBD, on aime le Blog de Hervé, un dessinateur de Lille épatant.
Pourquoi ? Des fois, j'ai l'impression que vous le faites un peu exprès, non ? J'aime le Blog de Hervé parce qu'il nous parle de son quotidien avec des mots et des dessins toujours justes. Ce qu'il nous donne à voir et à lire nous touche parce que l'on s'y reconnaît parfois (j'ai pensé "souvent" ?) et qu'il est toujours amusant de le voir raconter par un autre.
On aime le Blog de Hervé pour le graphisme aussi : moderne, expressif, rythmé... Je ne vais pas vous faire l'article, rien ne vaut d'allez y jeter un coup d'oeil soi-même (vous n'en avez pas marre vous des critiques qui passent leur temps à écrire des pages entières sur des oeuvres qu'il suffit de regarder soi-même ?).
Ah ! On aime le Blog de Hervé aussi parce que l'auteur, Hervé, paraît éminemment sympathique (non, non, il n'est pas de ma famille...). Et qu'il a de l'humour (afficher l'emblème de la Fédération Internationale des Gros Branleurs de Manu Larcenet est un bon signe). Et qu'il est sensible. Et vrai...
Bref, je retrouve sur le Blog de Hervé le meilleur de ce que j'aime chez plein d'auteurs... Et tout ça en un clic ! C'est pas beau la vie ? Finalement si...
A visiter : le Blog de Hervé
A savoir : Hervé n'est pas seulement animateur de son blog personnel. Il mène aussi de nombreux projets de BD. A découvrir en cliquant là...
jeudi 15 juin 2006
Le vagabond (scénario de Carlos Jorge, dessin de Jorge Gonzalez, collection Urbaine, éditions Caravelle)
Oups, oups, oups ! Attention, chef d'oeuvre majeur ! Cet album m'a littéralement scotché, uppercutté, consumé sur place ! C'est simple, mon émotion est inversement proportionnelle à mon élocution hasardeuse et à la pauvreté stylistique, grammaticale et langagière de ce début de chronique... C'est dire !
Bon, reprenons depuis le début... Je viens de tourner la dernière page du Vagabond et je suis encore sous le choc visuel et scénaristique que m'ont infligé Carlos Jorge et Jorge Gonzalez. Chaque case du Vagabond est un tableau expressif, aux couleurs flamboyantes, à la vibration intense. Chaque case du Vagabond est aussi une pièce supplémentaire du puzzle que constitue son scénario à la fois émouvant et radicalement violent. Le vagabond appartient incontestablement à la famille des oeuvres d'art, toutes catégories confondues.
Bien entendu, les plus frileux d'entre vous se laisseront rebuter par le trait. D'autres trouveront l'histoire finalement assez classique. Peut-être... En tout cas, restera pour moi une émotion intense que peu de BD ont su me faire ressentir au moment où je les tenais entre les mains.
A visiter : le site des éditions Caravelle (groupe Glénat)sur lequel vous pourrez lire le pitch de l'album...qui "raconte une période décisive dans la vie d’un vagabond. Sans domicile fixe, Julius parcourt inlassablement les rubriques nécrologiques dans l’attente du décès de celui qui lui a volé sa femme et sa situation. Et voilà que soudainement, le hasard le rend témoin d’un complot qui se trame à l’encontre de cet homme qu’il désire voir mourir. Julius n’est cependant pas prêt à se laisser voler la seule chose qu’il lui reste : sa vengeance. Un véritable roman noir urbain, où l’on suit ce personnage déchu qui prépare patiemment sa revanche... dans l’ombre."
A voir : quelques planches du Vagabond (issues du site des éditions Caravelle)
L'info du jour
Fabrice Le Henanff dédicacera "H.H. Holmes" :
le 15/06/2006 FNAC LORIENT (c'est aujourd'hui !)
le 17/06/2006 ALBUM RENNES
le 30/06/2006 FNAC NANCY
le 01/07/2006 FNAC STRASBOURG
Vous ne vous rappelez déjà plus du pitch du premier tome de H.H. Holmes ? Voici, en direct du site des éditions Glénat, de quoi vous rafraîchir la mémoire :
"Londres,1888 : L'homme suspecté d'avoir commis une série de crimes atroces contre des prostituées a quitté la Grande-Bretagne pour les états-Unis. On perd sa trace à Chicago, et il faudra du temps aux policiers pour mettre la main sur cet individu qui a le démon en lui, et qui n'a jamais pu réprimer ses pulsions meurtrières.
Cet album relate la carrière criminelle de H.H. Holmes, considéré comme le premier serial killer répertorié dans l'histoire de l'Amérique moderne. Herman Webster Mudgett, plus connu sous le nom d'H.H. Holmes, pendu en mai 1886, était un vulgaire escroc devenu meurtrier, suspecté d'avoir commis entre cinquante et deux cents meurtres, mais dont un seul a été reconnu. C'est l'histoire de ce personnage méconnu que conte cette série superbement illustrée par Fabrice Le Hénanff. " - Identité : H.H. Holmes T1– Englewood – Le Henanff et Fabuel – Collection Grafica
mercredi 14 juin 2006
Magasin général - Tome 1 : Marie (scénario, dialogues et dessin de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, adaptation des dialogues en québécois de Jimmy Beaulieu, couleurs de François Lapierre, éditions Casterman)
En 1964, le poète et chansonnier québécois Gilles Vigneault écrivait puis chantait "Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver". Certes. Mais désormais, c'est aussi le Magasin général de Loisel et Tripp. "Sacrilège !" dites-vous (surtout nos lecteurs du Québec...). Et bien non, pas du tout. Car le Magasin général de Loisel et Tripp est un bien bel hommage au Québec et à ses habitants, doublé d'une truculente chronique rurale et sentimentale (vous savez depuis hier que c'est là mon talon d'Achille...).
D'abord, il faut savoir que depuis 2003, Jean-Louis Tripp partage l'atelier de Régis Loisel à Montréal. Outre qu'ils ont étroitement travaillé ensembles, les auteurs savent donc un peu de quoi ils parlent (pour des maudits français, s'entend...). Le produit de leur collaboration est vraiment époustouflant : les dialogues sont toujours justes (ni trop littéraires, ni trop exagérés) et les dessins sont simplement somptueux. Et d'un coup, c'est un morceau du Québec rural des années 40 qui vit sous nos yeux avec un réalisme incroyable...
Il faut tout de même préciser que les dialogues ont été adaptés par Jimmy Beaulieu, un auteur montréalais pour être mieux compris de ces niaiseux de français sans pour autant perdre le sel du parler québécois. Bien sûr, ça aide...
Résultat de toutes ces collaborations dont on sent bien quelles ont pour dénominateur commun d'être d'abord de vraies rencontres humaines : un somptueux premier tome d'une trilogie qui s'annonce comme un futur grand classique de la BD.
Pour l'histoire, laissons parler (avec leur accent pointu...) les éditions Casterman (après tout, c'est leur boulot...) :"L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 40. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local (le « Magasin général » qui donne son titre au récit), que l’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…".
Allez, osez me dire que ça ne donne pas envie d'en découvrir plus... Criss !
A savoir : il existe un album, "L'Arrière boutique du Magasin général", qui dévoile sur 160 pages tous les petits secrets de fabrication de Loisel et Tripp. A découvrir sur le site des éditions Casterman.
A visiter : le site touristique officiel du gouvernement du Québec (ce lien, c'est juste pour le plaisir tant le Québec est un beau pays et ses habitants de belles personnes...).
L'info du jour : toi aussi, rencontre Lewis Trondheim demain !
Mais si tu peux le faire... Et en plus, il va pas te taper dessus... Sauf si tu l'énerves ou que tu t'appelles Michel-Edouard Leclerc...
Sinon, pour les autres, sachez que Lewis Trondheim (Grand Prix à Angoulême tout de même... vous pourrez le glisser dans la conversation, ça fait toujours bien...) sera à la Bibliothèque Emile Zola de Montpellier à partir de 17h00 pour une rencontre-dédicace, demain.
mardi 13 juin 2006
Slow News Day (scénario et dessin d'Andi Watson, éditions Çà et là)
Je suis fan de comédies sentimentales. Ne m'en voulez pas, je suis comme ça et je n'y peux rien. Je ne dis pas que des fois, je n'ai pas un peu honte mais dans l'ensemble, je ne m'en sort pas mal... J'aime surtout les comédies sentimentales anglo-saxonnes (américaines, anglaises, australiennes...). Elles ont chacunes leur charme particulier : ultra-prévisibles pour les premières, souvent plus sombres pour les secondes et totalement déjantées pour les troisièmes !
Avec Slow News Day, je suis particulièrement gâté puisqu'il y a un peu des trois dans cette BD. Hé oui, la bande dessinée sait aussi faire - avec talent - de la comédie sentimentale (vous ne croyez pas qu'il n'y a que des aventures de souris qui parlent ou de gros baraqués qui dégomment du troll à tous les étages quand même !). Certe, le scénario est classique et les situations parfois un peu caricaturales, mais les personnages sont attachants et se révèlent finalement moins stéréotypés qu'il n'y paraît de prime abord. Et puis, même si l'on se doute du résultat final, dans ce genre d'histoire, c'est aussi la manière de le raconter qui compte aussi. Et ça, Andi Watson sait indéniablement le faire.
Hum... je vous sens tout de même impatients d'en savoir un peu plus, non ? Sans dévoiler toute l'intrigue, sachez que Katharine Washington, jeune écrivaine en herbe, débarque de son San Francisco natal pour faire un stage en Angleterre, au Wheatstone Mercury, un journal tout ce qu'il y a de plus local. La jeune américaine va y rencontrer Owen Holmes, un journaliste aguerri (donc cynique) et un peu désabusé. Bien entendu, Katharine et Owen ont chacun leur petit ami(e), respectivement Brett et Nicole. Ce qui est plutôt bien puisque les deux journalistes ne se supportent pas...
Allez, sortez le pop-corn, préparez-vous la boisson que vous préférez, installez vous confortablement... La séance commence...
A lire : la chronique (toujours bien...) de Vincent sur BDsélection.com
A visiter : le site des éditions Ça et là qui nous livrent de bien belles petites perles en bande dessinées. Merci à eux...
A l'occasion de la parution de Ruptures, Andi Watson sera en dédicace, samedi 17 juin, à la librairie Album Lafayette (Paris 9ème). Les rencontres/dédicaces auront lieu en début d'après-midi. Avant d'aller à sa rencontre, autant que vous en sachiez un peu plus sur lui.
Andi Watson est né en 1969 à Wakefield (Angleterre). Il vit à Stoke-on-Trent (toujours en Angleterre) avec sa femme et sa fille.
Après des débuts dans le jeu vidéo, puis un passage par le dessin animé, il se consacre à la bande dessinée à partir de 1993 avec Samouraï Jam . Il crée ensuite la série Skeleton Key puis Geisha , qui lui vaudra une nomination aux prestigieux Eisner Awards en 2000.
Il est également l'auteur de plusieurs romans graphiques abordant avec finesse les relations entre hommes et femmes, dont Breakfast After Noon (nominé aux Eisner Awards en 2001), Slow News Day et Little Star (à paraître en septembre 2006 aux éditions Çà et là). Dans un registre moins intimiste, il travaille fréquemment avec Marvel, DC et Dark Horse Comics.
lundi 12 juin 2006
Le building (scénario et dessin de Will Eisner, éditions Rackham)
Hier soir, j'ai regardé une émission formidable sur France 5, plus exactement le premier épisode d'une série de 13, intitulée "Les citadins du futur". Cinq jeunes (trois québécois et deux français) doivent réhabiliter une batisse croulante de Montréal en consommant un minimum d'énergie, en réutilisant un maximum de matériaux et en produisant un minimum de déchet. L'idée est de faire prendre conscience aux gens qu'il est possible de se comporter autrement qu'en consommant et en polluant à outrance... Outre que l'idée est belle, le commentaire de cette série est absolument magnifique (Jacques Languirand, écrivain, dramaturge, journaliste, comédien, enseignant, producteur, animateur..., est vraiment passionnant !).
Et c'est justement l'une des phrases du commentaire qui m'a fait penser à l'album Le building de Will Eisner : les bâtiments ont une âme, ils s'approprient les sentiments, les émotions, les espoirs, les peines des habitants qui les ont occupés... Cette idée aussi est belle et c'est précisément le point de départ de l'histoire que nous raconte Will Eisner.
A New-York, après 80 ans de bons et loyaux service, un immeuble est détruit et remplacé par un building moderne. Le passé aurait-il définitivement disparut ? Pas tout à fait. Les âmes de certains des occupants du vieil immeuble rôdent toujours... Pour le meilleurs, rassurez-vous. Ce qui donne l'occasion à Will Eisner de nous raconter leurs histoires respectives, jusqu'au final qui explique la raison de leur présence en ce lieu...
De magnifiques dessins, expressifs, émouvant comme savait les faire Will Eisner. Une histoire passionnante, très new-yorkaise. Un album magnifique, véritablement habité par l'esprit de son auteur et des occupant du Building. A lire absolument.
A découvrir : la bio de Will Eisner sur bedethèque.com
A voir : le mini-site Les citadins du futur sur le site de France 5
dimanche 11 juin 2006
Spécial "Infos du jour", bonjour !
Affutez vos agendas et préparez-vous à bouger ! Des festivals, des expos, des rencontres... bref, vous allez sortir de la case, croyez moi !
Les rencontres BD de Reims : les 17 et 18 juin à la Cartonnerie (parrainées par Jean David Morvan). Plus de 35 auteurs, 2 expos, des démonstrations, des forums, des projections... Que du bon quoi ! Et c'est là que ça se passe...
12ème festival BD de Brest : toujours les 17 et 18 juin, salle Surcouf (entrée libre). Plus d'infos ? Ben, faut cliquer là...
2ème rendez-vous"Raoul et Fernand vous invitent à zique et bulles" : les 17 et 18 juin à Bailleul sur Therain. Des expos ("L'univers et la musique d'Asterix", "La BD et la musique", "Le Moyen-Âge et la BD") et des invités (dont Vanyda...) au 12 rue Gaétan Brayet à Bailleul sur Therain (03 44 07 11 56).
Infos express : 24ème salon de la BD de Barcelone (dernier jour aujourd'hui...), 19ème festival "Cherbourg panse la planète" à Cherbourg-Octeville (50) à la halle de la cité de la mer (également dernier jour aujourd'hui...), 4ème festival des jeunes auteurs de St-Geoirs dans l'Isère (04 76 65 46 89).
La sélection express (en complément de la chronique du 1er juin) : Le Mal (collection Grafica, éditions Glénat), La lande des aviateurs (scénario de Bilotta, dessin de Di Giandomenico, Les humanoides associés), Servitude - Tome 1 (de Bourgier et David, éditions Soleil), Le roi des Bourdons - Tome 4 (de David de Thuin), H.H.Holmes (de Fabuel et Le Henanff, éditions Glénat). IDDBD reviendra sur tous ces albums dès que possible (le temps de les lire quoi !).













