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Perdus dans la jungle de la bd ? IDDBD, le blog bd qui vous aide a vous y retrouver. IDDBD, c'est une chronique quotidienne sur le meilleur de la bd.

mercredi 4 novembre 2009

Tripes gratuites

jackals_01Jackals (scénario de Shinya Murata, dessins de Kim Byunh Jin, éditions Ki-oon, 6 tomes parus série en cours)

Amandine, ancienne collègue et fournisseuse officielle de manga « que j’aurais jamais ouvert ça », me l’avait bien dit : « euh, je te préviens, c’est un poil bourrin… ». Pour le coup, Amandine, je crois que ton analyse est suffisamment fine pour t'offrir un poste de chroniqueur chez nous !

C’est vrai, Jackals, ce n’est pas du manga de sensibles. Ceux qui pleurent en se cassant un ongle (bon c’est vrai ça fait mal !) et n’aiment pas croiser les cadavres de hérisson sur la route au printemps risque de voir leur élan calmé dès les premières (en fait dès LA première) pages.

Jackals se passent à la fin du XIXe siècle à Cicero City, une petite ville (américaine ?) tenue par deux bandes rivales : le clan Gabriela (italiens ?) et le clan Tenmouren (chinois). Friedlich Town (la ville de la paix) est une zone neutre où l’affrontement fait rage, c’est également le lieu de prédilection d’assassins-mercenaires, les Jackals, qui louent leurs services aux plus offrant. Bien entendu, le héros principal de cette histoire est l’un d’entre eux : un dénommé Nichol « Alligator » Heyward. Ce surnom d'Alligator provient d'un héritage de sa maman, une espèce d'épée-hachoir-bouclier assez impressionnant.

Bien entendu, il n’est pas évident de « vendre » ce genre de manga. Oui, il y a des combats à chaque chapitre ! Oui, ça gicle ! Oui, les héros sont balèzes et courageux ! Oui, on trouve de grosses épées (et celles-ci sont sacrément énormes) Oui, oui, oui on est dans les codes d’un manga profilé pour un certain public. Mais, j’ai presque envie de dire… et alors ?
Peut-on faire une œuvre de qualité dans ce genre-là ? Oui bien entendu. Et Jackals en est la preuve. Outre les scènes d’action efficaces de plus en plus spectaculaires, le scénario est suffisamment étoffé pour susciter un autre intérêt que « celui qui a la plus grosse » habituel à ce genre de récit. Entre rebondissements, blessures et fantômes du passé, codes d’honneur et désir de liberté, la tension est palpable et on se retrouve surpris à attendre la suite des aventures de ces faux méchants héros. Reste à savoir ce qui est faux, le méchant ou le héros…
Pour ceux qui intéressent un peu aux jeux vidéo, Jackals est paru dans le magazine Young Gangan de Square Enix. SquareSoft étant l’éditeur de la série des Final Fantasy. Nichol et son pote Foa ne sont pas sans rappeler les héros principaux de la mythique saga où même si les grosses épées sont de rigueur, la qualité des scénarii n’est pas à démontrer.

Pour conclure, Jackals n’est pas à lire si vous souhaitez parler philosophie, littérature où amourettes de lycéennes. En revanche, si vous souhaitez de l’action, du combat et malgré tout un scénario tenant sur autre chose qu’un timbre poste, alors c’est pour vous, sans aucun doute !
On remercie tous Amandine pour ce bon conseil ! Allez, si, si, j’insiste !

Et promis, ma prochaine chronique sera plus calme !

A lire : 20 pages sur le site de manga sanctuary

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jeudi 29 octobre 2009

Le Retour du p'tit bolet

litteulkevin8couvLitteul Kévin T.8 (dessins et scénario de Coyote, ed. Le Lombard, 2009) 

Au-delà de la nuit dans le Kalahari
Le lion va rugissant comme un gros chat qui miaule…

Ceux qui connaissent la fin de cet authentique joyaux poétique peuvent entrer dans la cabane des lions, les autres devront avoir lu les aventures du plus jeune biker de l’histoire de la BD pour connaître la fin.
Dans la précédente chronique, je vous avais parlé du petit plaisir de revenir dans les lieux que l’on sait agréable. Plus heureux encore est de retrouver, après bien des années d’attentes, les amis perdus de vue. Dans une certaine mesure, les héros de BD sont autant de copains que l'on attend avec impatience au fil des parutions.
Et c’est donc avec une joie quasi-enfantine que j’ai retrouvé Kévin, Gérard (euh… Chacal), Sophie, Hulk  et tous les autres (les
Lions et les frères du Club) et bien entendu la poésie du Kalahari. Si tous ces noms n’évoquent rien pour vous alors il est grand temps, ô chanceux que vous êtes, d’ouvrir les albums de Litteul Kévin, dessiné par Coyote.
On les avait quitté en 2003 dans le tome 7, à l’époque ils s’envoyaient en l’air dans les alpes en pissant sur les castors (non, le
PlancheA_95488s marmottes) et on les y retrouve (avec de la couleur pour l’édition simple, noir et blanc pour la collector) toujours présent. Nous avons quelques années de plus et eux n’ont pas pris une ride.

litteulkevin8plancAprès 6 ans d’attente, on retrouve cet humour biker décalé, la famille de Kévin étant tout sauf aux normes, les jeux de mots foireux (ou pas) et surtout la grande tendresse de Coyote pour ses personnages. Et, pour ce nouvel opus, il a fait le choix de mettre en lumière des personnages secondaires (et d’en introduire de nouveaux) en particulier la belle-mère « adorée » de Chacal. Et c’est sous un jour nouveau, et dans des situations toujours aussi cocasses que Coyote nous fait rire. Comme d’habitude, l’album est composé d’historiettes qui se succèdent pour autant de moments-clefs de la vie de nos héros. Ici, pas de cynisme ou d’humour noir, juste un mélange d’humour (de) brut(e), de finesse et de fausse naïveté pour finalement une série qui n’est pas réservé au gros motards barbus balèzes et buveurs de Jack Daniel’s. Personnellement, à part le fait d’être gros et barbu, je n’appartiens pas à cette catégorie.

Alors bien sûr, j’aurais été sans doute plus exigeant si ce tome était sorti un an après le précédent. A monLK_8_NB humble avis, toutes les histoires ne sont pas de la même qualité. Mais malgré cela, le mérite de Coyote a été de garder l’esprit original de la série tout en faisant évoluer ses personnages et leur univers. Pour le coup, c’est un retour réussi (contrairement à des livres d’or parus récemment mais je ne balance pas).
De toute manière les aficionados comme moi sauront apprécier ce retour, les autres pourront profiter du nouveau tirage de la série (chez Fluide du tome 1 à 7, Le Lombard pour le dernier) pour se pencher avec délice sur les tomes précédents.
A titre d’information, Litteul Kévin (et surtout le tome 5, l’apogée de la série) est l’une des trois séries d’humour à m’avoir fait, au sens propre, pleurer de rire. Les deux autres étant Gaston Lagaffe et Rubrique à brac. On passe vraiment pour un imbécile quand on pleure de rire en plein milieu d’une librairie, croyez-moi !

Bon, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui alors salut mes gueules et bonne bourre !!! [Rassurez-vous c’est une citation ]

A découvrir :
le site de Coyote

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mercredi 21 octobre 2009

Et ouais ! Parfois comme ça...

lorsque_nous_vivions_ensemble_kana_1Petite chronique du coin de l’œil...

Ah ! Fatigué moi ! Bien content de poser mes rames (en plus  je suis malade en bateau) et de revenir vous blablater BD quelques instants.
Revenir écrire sur IDDBD, c’est comme pousser la porte d’un endroit qu’on apprécie parce que l’on sait qu’on sera bien accueilli. Bon vu les dernières activités, j’imagine que vous êtes moins nombreux. Peu importe, ici le nombre n’a jamais vraiment compté.

Il m’a fallut plusieurs mois pour trouver le temps de venir vous voir. Pourtant, j’en ai lu quelques unes des BD, pas que des bonnes c’est vrai (fidèle à la tradition, on ne balancera pas les noms), mais certaines valaient bien le détour.
Mais est-ce vraiment utile de parler de l’incroyable Pinocchio de Winschluss ou du Zoo en hiver qui m’a enfin réconcilié avec Taniguchi ? C’est vrai, je n’ai pas d’excuse.

En parlant de réconciliation, au détour d’un rayon de la librairie BD d’Evreux (L’Orielle pour ne pas leur faire de la pub), je suis tombé sur un gros pavé, un manga horriblement lourd d’un bon 700 pages : Lorsque nous vivions ensemble de Kazuo Kamimura chez Kana.
Intrigant objet que voilà. Un dessin de couverture à la fois simple et superbement expressif m'a poussé à ouvrir le dit pavé. C’est une histoire d’amour entre deux jeunes adultes dans le Tokyo des années 70 (Kyoko et Jirô). Deux jeunes artistes (elle est graphiste et lui illustrateur) vivant ensemble sans pour autant être marié (déshonneur total à l’époque). Et quoi d’autre ? Rien de plus, sinon la chronique d’une vie à deux, des angoisses nés de leur état, de leurs relations aux autres. Tableau de la société nippone ? Je ne sais pas. Mais chronique d’une jeunesse à la fois torturée et magnifique certainement.

Enfin, c’était mon impression après avoir passé 15 minutes à lire les premiers chapitres dans la librairie. Mais manquant d’entraînement, j’ai dû m’incliner devant le poids du pavé. Moralité, il a rejoint ses amis dans ma collection et y a trouvé, après lecture et relecture, une place de choix. Enfin ! Je comprenais pourquoi on plaçait Kazuo Kamimura parmi les plus grands mangaka de son époque. Pour différentes raisons totalement subjective, j’étais assez dubitatif après la lecture de Lady Snow Blood dont il avait fait les dessins. Mais là, cette œuvre magnifique et énorme (il reste encore 2 tomes à paraître !!) m’a réconcilié avec l’esprit du vénérable auteur.

Ce n'est pas le tout, mais je repars. Je pourrais vous parler de mes autres lectures mais je garde ça pour plus tard. Oui, c’est promis, je reviens bientôt si le web est d'huile et que le navigateur est mis à jour.

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mardi 6 octobre 2009

20090907171304Lincoln - Tome 6 : French lover

Je n'ai pas pu résister ! A quoi ? Au plaisir de vous conseiller le dernier tome de cette hallucinante série, Lincoln le cow-boy le plus cynique et désabusé à l'ouest du Pecos (et même, au sud, au nord et à l'est...).

A lire et à voir : la fiche album sur le site des éditions Paquet, agrémentée de quelques belles planches

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dimanche 4 octobre 2009

bulleFestival BD de Cesson Vert-Saint-Denis les 10-11 octobre !

L'excellente association Bulle d'Encre organise son premier festival de BD à Cesson Vert-Saint-Denis les 10-11 octobre prochain. Comme IDDBD aime Bulle d'Encre, les festivals de BD et... Tadjah (qui est invité à dédicacer ses oeuvres à Cesson Vert-Saint-Denis), alors on en parle !

A découvrir : toutes les fiches des auteurs sur le site Bulle d'Encre

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dimanche 27 septembre 2009

S'excuser, c'est un peu comme essayer de redonner de l'allure à un manteau élimé avec une brosse usée (Leonnard Flemming)

whoooo_by_TadjahTadjah 2 : le retour du mangaka !

Bon, nous sommes le 27 septembre et je vous avais promis une interview en bonne et due forme de Tadjah (cf. le post précédent).

Et qu'est-ce qu'elle fait cette petite frappe de chroniqueur à la noix ? RIEN ! Une honte ! Et alors, pourquoi ce message ? Juste pour présenter mes excuses à Tadjah et l'assurer que je ne l'oublie pas... Et qu'est-ce qu'il en a f... aire, Tadjah ? RIEN ! Bon ben, OK, je m'y mets...

En attendant la sortie du deuxième tome de Lorkhan, allez donc faire un tour sur l'espace de Tadjah sur DeviantArt (je sais, je sais, c'est ce que je vous proposait déjà la dernière fois... Bon, vous voulez me stresser ou quoi ???)

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mercredi 1 juillet 2009

フランス語 mangaka

tadjahTadjah

Une petite info estivale pour vous annoncer l'interview prochaine de Tadjah, le talentueux dessinateur des séries Lorkhan et Stix, chez Kami, que j'ai eu la chance improbable de rencontrer dans mon village perdu !
Oh ! Mais je devine votre question : pourquoi ne l'ai-je pas déjà interviewé ?

Stix01Je pourrais vous répondre que les circonstances ne s'y prêtaient pas nécessairement, que le background musical (un festival country...) non plus, et puis qu'on ne saute pas sur les artistes comme ça pour les interviewer (c'est mal élevé... :). Tout ça, c'est vrai.

Mais il faut aussi compter sur la légendaire timidité du Mike d'IDDBD qui, derrière une apparence (trop) volubile et (faussement) décontractée, est tétanisé chaque fois qu'il rencontre un (véritable) artiste. Pourtant, Tadjah est un artiste dont les qualités humaines sont à la hauteur de son talent. C'est aussi pour cela que, finalement, je suis content de l'avoir rencontré sans avoir préparé quoi que ce soit...

lorkahn_01Bref, en attendant de lire l'interview de Tadjah, bien préparée à l'abri de mon clavier, découvrez de toute urgence (si vous ne le connaissez pas encore) le travail de ce dessinateur dont IDDBD (même quasiment assoupi) vous parlera chaque fois qu'il nous fera le bonheur d'être publié.

A admirer : le travail de Tadjah sur DeviantArt

A (re)découvrir : les séries Lorkhan et Stix

Post_scriptum totalement personnel (Ben quoi ! J'ai le droit, non ?) : salutations chaleureuses à Nath et Djabaï...

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jeudi 25 juin 2009

Et on dirait que...

swShooting war (scénario d'Anthony Lappé, dessins de Dan Goldman, éditions Les Arènes)

2011, John McCain a été élu président des États-Unis quelques années plus tôt. Tout le monde a oublié le nom du candidat adverse. Le bon vieux conservateur, héros de la guerre du Vietnâm, a fait ce qu'il avait promis : rétablir la paix au Proche-Orient. L'Iran bombardé, la situation devient apocalyptique.

C'est dans ce contexte, que Jimmy Burns, journaliste amateur blogueur, profitant d'un incroyable concours de circonstance, est envoyé en Irak par une chaîne d'info en continue afin de couvrir les évènements. Burns est loin d'imaginer la réalité du terrain !

Quand j'étais petit, j'aimais bien jouer au "Et on dirait que..." (vous aussi j'en suis certain). Imaginant des situations impropables ou la fiction dépassait de loin la réalité. Ici, Dan Goldman et Anthony Lappé ont fait la même chose : "Et si Barack Obama..." Nous voici donc dans un univers à la limite de la déraison.

A l'origine, Shooting War est un webcomic, une bd publiée sur le net. D'où un graphisme très "numérique" (couleurs & dessins) profitant des possibilités qu'offrent l'informatique (intégration de photos, retouches...). Chaque case est une oeuvre à part même si toutes ne sont vraiment pas de la même qualité. Graphquement, Dan Goldman a tenté d'imaginer une atmosphère proche-orientale en 2011.

Edité juste avant l'élection américaine ce livre est une caricature de la politique et des médias américains. Comme toute caricature, la ficelle (certains personnages) est parfois un peu grosse. Mais n'est-ce pas l'idée même de caricature ? Dans l'ensemble, l'univers imaginé est vraiment crédible. Pour preuve, quelques jours après avoir lu Shooting War, je voyais un reportage sur les robots de combats et leurs futurs évolutions... très proches des pages du webcomic et terrifiant.

Si, à mon goût, Shooting War n'est pas un incontournable, il réussit quand même à toucher au but : choquer ! Une oeuvre qui laisse également entrevoir toutes les possibilités offertes par Internet dans le développement de la BD.

A lire : le site officiel Shooting War

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Info du jour : lire, louer, acheter en ligne...

digibidisur Digibidi. C'est quoi ce truc ? Et bien, ce site vous propose de louer (jusqu'à 72h) ou d'acheter des albums virtuels de vos BD préférées. Il vous permet même d'en lire les 20 premières pages, histoire de se faire une idée. Bien entendu, la liste des éditeurs est encore très limitée. Mais outre Soleil, on trouve également Les Requins Marteaux, Ego comme X ou les éditions ça et là.
Bon personnellement, je privilégie toujours mon libraire à moi mais pour se faire de bonnes idées, on peut feuilleter... A tester donc !

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lundi 15 juin 2009

Y'a pas de raison...

PointsDeVuesPoints de Vue (scénario et dessins de Peter Kuper, éditions ça et là)

Bon d'accord, je n'ai pas résisté. Les vacances approchent, le rythme se ralentit, je sors de ma grotte d'ours et surtout, je me rends compte qu'écrire des chroniques sur IDDBD me démange très souvent. Alors, pour faire d'une pierre deux coups, j'en profite pour souhaiter un bon anniversaire aux éditions ça et là qui ont fêté leurs 4 ans le 25 mai dernier.

On vous en a parlé régulièrement au cours de nos chroniques : Château l'attente, Bottomless Belly Button, Little Star (Andi Watson), Pictures of you et bien d'autre encore. Et à chaque fois, nous avons souligné la qualité exemplaire de leur travail d'édition et surtout de leurs talents pour dénicher de vraies perles (pardon des petits bijoux). Récemment, je suis tombé sur leur première publication, un petit livre intitulé Points de Vue (Eye of the Beholder) de Peter Kuper, une référence de la bd indépendante américaine. Initialement, les strips de 5 cases de ce recueil ont été publiés dans le New York Times.

En fait, le livre se divise en deux parties. La première est consacrée aux vues subjectives. On ne voit l'action que du point de vue de l'observateur. Ce dernier n'étant révélé qu'à la dernière case (après avoir tourné la page sinon c'est moins drôle). La seconde "regroupe les histoires d'un point de vue extérieur" (dixit la présentation).
Si je suis moins fan de la seconde partie, la première est vraiment très déroutante. On s'amuse à réflechir aux possibilités offertes par les 4 premières cases et souvent on se retrouve surpris par le résultat.

Ce livre montre surtout la grande vitalité de la bd indépendante américaine jouant sur les codes et les effets de style. C'est sympa, ça se lit avec le sourire au lèvres et ça prouve bien la grande qualité de l'éditeur !
Bon, entre nous, cette chronique a été écrite en moins de 25 minutes, ce qui est un record pour moi. Comme quoi, vous me manquiez !
A bientôt peut-être les IDDBDiens !
PS : je viens de découvrir qu'il existait un tome 2, que je n'ai évidemment pas lu. Donc si quelqu'un...

A (re)découvrir : le blog de ça et là avec les dernières infos sur Virginia de Dash Shaw.
A voir : le site officiel de Peter Kuper

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mercredi 13 mai 2009

Démons et des maux...

13654W.E.S.T. - Tome 5 : Megan (scénario de Xavier Dorison et Fabien Nury, dessin de Christian Rossi, éditions Dargaud, 2008)

Ben quoi ? Juste parce qu'un blog est fermé, on n'aurait plus le droit de pondre une petite chronique en passant, comme çà, pour se faire plaisir ? Ah mes lascars, ce serait mal connaître IDDBD ! Capable de renaître de ses cendres, tel un Phoenix bédéphile, pour vous signaler la sortie prochaine du cinquième tome de la sublime série W.E.S.T. Cinquième tome certes, mais premier du troisième cycle (vous suivez ?) consacré aux démons du passé qui ont terrassés la fille de Morton Chapel, le charismatique chef de la Weird Enforcement Special Team.

Evidemment, le scénario de Dorison et Nury est toujours aussi intense, palpitant... voire envoûtant. Quant au dessin de Rossi, le trait et les couleurs confèrent une intensité exceptionnelle au récit. Loin de démériter, ce cinquième tome nous replonge avec délice dans l'univers de cette Amérique occulte qui nous manquait...

A lire : le pitch

couv_west_5"Morton Chapel, revenu de Cuba, découvre que Kathryn a l'intention de soigner sa fille, Megan Chapel, qui est internée dans un hôpital psychiatrique. Mais Morton comprend que cette tentative risque de réveiller de vieux démons... au sens propre et figuré ! Cet épisode permet de découvrir l'histoire personnelle de Morton et les événements tragiques qui ont provoqué l'état léthargique de sa fille. Ce troisième cycle de deux albums nous emmènera également dans la région des Appalaches, aux origines du Mal. Puissant !"

A découvrir : les premières planches offertes par Dargaud

A explorer : la fiche album sur le site Dargaud (avec une interview des auteurs...)

A déguster : les (sublimes) bonus proposés aux abonnés de la newsletter Dargaud

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