mercredi 14 mai 2008
Les Contes du boudoir hanté - Tome 1 (scénario de Jean-David Morvan, dessin de Yishan Li, collection Ex-Libris, éditions Delcourt, 2008)
Je n'ai pas encore lu ce premier tome (qui sort aujourd'hui) mais plusieurs indices m'ont convaincu de vous le présenter sur IDDBD. D'abord la collection dans laquelle Les Contes du boudoir hanté est édité : Ex-Libris, collection dirigée par Jean-David Morvan lui-même et dédiée aux adaptations (de qualité) de grands classiques de la littérature française et étrangère. Ensuite, le graphisme de Yishan Li, jeune artiste chinoise (que vous avez déjà découverte comme dessinatrice de Cutie B chez Dargaud...) : somptueux ! Cela valait bien un Pitch du jour, non ?
"Qing et Nie étaient deux splendides jeunes femmes. L’une s’est pendue lorsqu’elle a découvert que son mari l’avait vendue pour payer ses dettes de jeu ; la seconde a disparu sans même que ses parents ne sachent où retrouver sa dépouille. Qing et Nie sont mortes. Prisonnières d’une créature abjecte qui les force à séduire les hommes, pour les assassiner et recueillir leur sang, elles sont condamnées à errer ainsi pendant mille ans..."
A voir : quelques planches sur le site de Delcourt
A visiter : le site de Yishan Li
mardi 13 mai 2008
Aujourd'hui, une info du jour pour réparer une injustice : celle d'IDDBD envers les éditions Ego comme X dont on a peu parlé, à tort, sur ce blog. A tort car lorsque l'on feuillète le catalogue de ces éditions dites "alternatives", on ne peut que constater la richesse et la qualité des albums proposés.
Les dernières nouveautés (pléonasme ?) ont particulièrement attiré mon regard : Le goût du paradis de Nine Antico, American Elf de James Kochalka et Unlikely de Jeffrey Brown...
Et puis, dès que j'aurai réussi à mettre la main sur ses albums, IDDBD vous présentera l'oeuvre du regretté Aristophane, découvert sur CoconinoWorld et édité par Ego comme X...
lundi 12 mai 2008
Nuit de fureur (scénario de Matz, dessin de Miles Hyman, d'après le roman de Jim Thompson, collection Rivages Casterman Noir, éditions Casterman, 2008)
Depuis quelques jours dans vos bacs ou les meilleures médiathèques ( ;) )...
"Peardale, années 40, quelque part dans l’Amérique profonde. Un petit homme à l’allure juvénile débarque dans cette petite ville tranquille, pour y suivre de sages études, dit-il à Mme Winroy, la séduisante logeuse qui l’accueille dans sa pension de famille. Mais évidemment, la réalité est tout autre. Carl Bigelow, alias Charlie “Little” Bigger, tueur à gages officiellement reconnu coupable d’au moins seize assassinats, est en repérage pour le compte d’un ponte de la pègre new-yorkaise, afin de préparer la liquidation en douceur d’un escroc repenti qui s’apprête à livrer à la justice, preuves à l’appui, tous les noms de ses anciens complices.

Carl affûte ses armes et ses plans, non sans jouer de son charme naturel pour se distraire au passage avec quelques-unes des dames peu farouches qui passent à sa portée. Mais peut-être tout n’est-il pas si simple ; et si le chasseur comme la proie n’étaient finalement pas ceux que l’on croyait ? Faux semblants, sexe sans joie et désespérance à tous les étages : le polar selon Jim Thompson est d’une totale noirceur, sans la moindre petite issue. Revisité par la touche lumineuse et suprêmement élégante de Miles Hyman, il confine à l’épure. Du grand art, absolument."
A lire : pour en savoir plus sur la collection Rivages Casterman Noir
dimanche 11 mai 2008
Velours amer
Apocalypstick (scénario d'Antoine Ozanam, dessin de Sergio Melia, collection Caravelle Urbaine, éditions Glénat, 2008)
Bien sûr, on aime la BD d'aventures, de thrillers, de polars... mais on aime aussi la BD intimiste, qui nous raconte des histoires d'hommes et de femmes vivants, qui s'aiment, se déchirent, se séparent et parfois se retrouvent. Apocalypstick appartient à cette deuxième catégorie de BD dans laquelle on retrouve les oeuvres de Seth, de Craig Thompson ou d'Andi Watson (rien que ça !).
Antoine Ozanam réussit à nous faire partager - en l'espace de quelques cases - la vie de ses personnages que l'on a l'impression de connaître comme des amis. Il réussit aussi, et c'est encore plus fort, à nous faire ressentir leurs états d'âmes, leurs sentiments profonds. Et c'est là la marque des bons scénaristes du genre. Bien entendu, d'aucun pourront trouver un peu simple et superficielle l'histoire de se couple déchiré puis, grâce à un habile subterfuge, reconstitué. Ce serait méconnaître les lois du genre (autrement dit, que ceux qui n'aiment pas les comédies sentimentales passent leur chemin...) et l'originalité du point de vue d'Antoine Ozanam, qui - bien que lillois - est habité par ce "je ne sais quoi" de la movida espagnole...
A moins que ce ne soit la ville de Barcelone, qui sert de décor aux relations d'Alicia et Robin, qui me donne cette impression. Il faut dire que la ville est remarquablement rendu par Sergio Melia, dessinateur dont le talent est au moins égal à la subtilité des ambiances qu'il crée (découvrez vite l'album Une mansarde à Paris, même collection, même éditeur, publié en 2005). Le tout au moyen d'une très belle et très pure ligne claire...
En définitive, Apocalypstick est une belle histoire d'amour, incroyable, romanesque et pourtant toujours crédible grâce au trait de son dessinateur et à l'humanisme de son scénariste...

A lire : le pitch des éditions Glénat
"Barcelone, un couple à la dérive… Qui n’a jamais rêvé de pouvoir tout recommencer ?
Robin se remet mal de la rupture de son couple. Il est un romancier à succès, et c’est sans doute grâce à son don d’écrivain que va germer l’idée qui lui permettra de reconquérir le coeur d’Alicia. Du jour au lendemain, il vend tous ses biens et raconte à qui veut l’entendre qu’il part pour un grand tour du monde, sans retour. Finalement, cela n’étonne personne : il a toujours dit qu’il détestait la ville. Surtout cette ville, Barcelone. Trop belle pour ne pas être mangé par elle. Donc il part. Enfin, il fait croire qu’il part. Car en vérité il ne fait que déménager sous une autre i dentité. Et s’il s’absente vraiment de Barcelone, c’est pour rentrer dans une petite clinique suisse où il fait modifier son apparence physique. Son visage change, bien sûr. Mais son corps aussi (quelques kilos en moins, ainsi que des grains de beauté). Exit donc Robin, place maintenant à Malo. Celui-ci va à la rencontre d’Alicia. Mais une seconde chance existe-t-elle réellement…"
A visiter : les sites d'Antoine Ozanam et de Sergio Melia (où l'on notera qu'Apocalypstick devait initialement s'intituler Velours amer, et Alicia se prénommer Olivia... et où l'on comprend pourquoi le livre que présente Malo à Alicia est L'invention de Morel d'Adalofo Bioy Casares...)
samedi 10 mai 2008
Ruminations (scénario et dessin de Frederik Peeters, collection Fiel, éditions Atrabile, 2008)
Vous connaissez notre "fan attitude", notre "groupie mania" pour l'oeuvre de Frederik Peeters (n'est-ce pas David ?). Si vous partagez notre enthousiame, vous vous précipiterez sur Ruminations. C'est quoi Ruminations ? Laissons répondre les éditions Atrabile et Frederik Peeters...
Ruminations comporte pas moins de 10 ans d’histoires courtes, parues à droite ou à gauche, mais surtout dans notre revue Bile noire, dont Frederik Peeters a été le participant le plus fidèle, puisque l’on retrouve sa signature dans tous les numéros de la revue.
A travers toutes ces histoires, à coup d’essais et d’expérimentations, Frederik Peeters s’est forgé la personnalité qu’on lui connaît aujourd’hui, celle d’un auteur devenu désormais incontournable.
«Soyons francs. J’aurais pu retravailler quelques histoires que je trouve datées, ou faire une sélection plus drastique. Mais je me rappelle mon grand-père qui me disait que lorsque l’on entreprend quelque chose, on le fait jusqu’au bout ou pas du tout. D’ailleurs, la preuve, mon grand-père a fini par se suicider. Bref. C’est comme l’histoire de la chaise bancale. On commence par scier un bout de pied, puis deux, et on se retrouve finalement le cul par terre. J’ai donc décidé de livrer ma chaise telle quelle, un poil déglinguée, soit, mais avec les pieds d’origine. Elle fera bien le bonheur de quelques antiquaires scrupuleux. A signaler toutefois que certaines couleurs ont été rafraîchies en quadrichromie, les bichromies de base n’étant techniquement plus présentables.»
Frederik Peeters
vendredi 9 mai 2008
Birmanie, la peur est une habitude (couverture originale de José Muñoz, bande-dessinées de José Muñoz et Frédéric Debomy, Sylvain Victor, Sera, Markus Huber et Frédéric Debomy, Olivier Marboeuf, Olivier Bramanti, témoignages de Bo Kyi, Irma, Jamila, Ka Hsaw Wa, Maung Hla, Zaw Myint, éditions Carabas, 2008)
Actualité oblige (mais pas seulement...), IDDBD se devait de parler de cet album atypique (par la forme) et d'une importance essentielle (sur le fond). Parce qu'on ne peut plus dire, à l'heure de l'information omniprésente, "je ne savais pas". Mais parce qu'il faut aussi dépasser le temps de l'actualité et prendre le temps de la réflexion et de "l'émotion raisonnée", vous aurez à coeur de découvrir le magnifique et émouvant ouvrage de Markus Huber et Frédéric Debomy. Essentiel.
A lire : la présentation par les éditions Carabas
"Comment être solidaire du peuple birman, baillonné, bafoué, torturé par la junte militaire qui s’est accaparé le pouvoir depuis 1988 ? Depuis sa résidence surveillée à Rangoun, la chef de file de l’opposition Aung San Suu Kyi n'a cessé de lancer un appel pour mobiliser la communauté internationale : "Usez de vos libertés pour promouvoir les nôtres".
Birmanie, la peur est une habitude, démontre un étonnant paradoxe : tandis que des bobos en chemises hawaïennes se repaissent du calme de ce pays, la femme de chambre de leur hôtel se fait piétiner par les soldats, sitôt son travail terminé...
D’une grande rigueur journalistique doublée d’une qualité artistique exceptionnelle, ce livre alterne témoignages intenses (d’humanitaires, de soldats, de travailleurs forcés) et croquis glaçants sur l’un des pays les plus liberticides de la planète. Avec un but noble, engagé, parfaitement atteint : "Ne pas représenter la douleur de l’Autre (tâche risquée), mais représenter ce que nous comprenons de cette douleur".
Le projet Birmanie, la peur est une habitude s'articule autour de trois axes en interaction constante :
- Porter à la connaissance d'un public élargi les différents aspects de la situation politique de la Birmanie contemporaine.
- Ouvrir et faire partager une réflexion sur ceux-ci.
- Participer à l'évolution vers la démocratie de ce pays.
Ce projet prétent relayer et appuyer la voix de ceux qui se battent pour qu'advienne une Birmanie démocratique. Loin de se substituer aux organisations de terrain, il s'appuie sur une mise en réseau des compétences et expérences de ces dernières."
A découvrir : un extrait de Birmanie, la peur est une habitude
jeudi 8 mai 2008
Au cours de ses (trop courtes) vacances (et oui, c'est pour ça que...), IDDBD a eu la chance d'entrer en contact avec Davina Benier, une jeune dessinatrice de BD et illustratrice, qui a eu la gentillesse de me promettre une interview très prochainement ! J'affute les questions et je vous livre ça très vite ! En attendant, on appréciera le fait que Davina Benier aime (entre autres...) l'astronomie, la série Thorgal, dessiner à longueur de journées, les films d'Hayao Miyazaki, la musique électro, et Gabriel Rossetti... Une artiste qui partage autant de goût communs avec IDDBD ne peut qu'être promise à un bel avenir artistique ! En tout cas, on la suivra de près...
En attendant l'interview, vous pouvez vous ballader sur ses sites Terre de légende et Davinarfel sur Deviant Art.
lundi 5 mai 2008
Exit wounds (scénario et dessin de Rutu Modan, éditions Actes Sud, 2007)
IDDBD avait déjà eu l'occasion de vous parler de BD israélienne (par exemple Ferme 54). Ce pays recèle des artistes talentueux, encore peu connus en Europe ou outre-Atlantique. Ce qui est, ma foi, bien dommage, surtout lorsque l'on découvre de petites perles telles qu'Exit wounds de Rutu Modan qui réussit à inscrire une très belle histoire d'amour et de paternité ratées dans le contexte géopolitique propre à Israël.
"Nomi, jeune appelée du contingent, surgit dans la vie tranquille d'un modeste chauffeur de taxi vivant replié sur lui-même, Kobi Franco. Le père du jeune homme serait la victime non identifiée d’un attentat kamikaze. Non sans réticence, Kobi accepte de suivre Nomi et tout deux se lancent à la recherche d’un homme avec qui Kobi avait coupé les ponts. Au fil de leurs pérégrinations se noue une relation très forte où chacun apprend à découvrir l’autre et à lui faire confiance." C'est ainsi que BD Gest résume - de manière parfaite - ce one-shot émouvant et inteligent.
Tout y est : l'amour, les sentiments qui gravitent autour de la paternité, les non-dits, les ressentiments... et finalement l'espoir. L'espoir de vivre malgré tout. De vivre malgré les égoïsmes, les manques et les blessures. Mais bien entendu, comme toute oeuvre réussie, Exit wounds dépasse et transcende son sujet premier et lui donne une portée universelle et humaniste : la vie présente plus forte que le passé...
Associé à un dessin atypique, très doux et fort à la fois, Exit wounds est une bien belle BD comme savent nous les proposer les tout aussi atypiques éditions Actes Sud. En tout cas, une bien belle leçon d'humanité et d'humanisme. Venant d'Israël, tout un symbole...
A savoir : Exit wounds a été couronné, en janvier dernier, du Prix France Info de la Bande dessinée d’actualité et de reportage
samedi 3 mai 2008
Les aventures de Boro, reporter photographe - Tomes 1 et 2 : La Dame de Berlin (scénario de Dan Franck, dessin de Marc Veber, collection Ligne Rouge, éditions Casterman, 2007)
Il y a quelques jours, Redwan vous parlait de Corto Maltese. Les aventures de Boro, reporter photographe n'est pas sans rapport avec le marin maltais. Pas sur la forme bien entendu (le style d'Hugo Pratt, sa patte, est inimitable), mais sur le fond. Boro, photographe reporter, est avant tout un aventurier flegmatique au passé que l'on devine chargé, doté d'une personnalité atypique qui le distingue dans la foule des anonymes. C'est en ce sens que Boro pourrait être le moderne cousin de Corto. Ah ! J'allais oublier : tout ce que fait Boro, il le fait avec classe et panache, mais de manière tellement naturelle qu'il ne tombe jamais dans la caricature (si vous vous imaginiez déjà voir Bébel dans le Magnifique, c'est raté...).
Dans ces deux tomes (la série devrait en compter trois), Boro n'hésite pas à se jeter dans la gueule du loup, dans l'antre de la Bête, à la recherche de son amour de toujours, sa Dame de Berlin. Après une entrée en matière pour le moins mouvementée, il nous entraîne ainsi de Paris à Berlin, dans une superbe Bugatti Royale, propriété personnelle du célèbre constructeur automobile qui lui "prête" en outre son chauffeur ! Nous sommes en 1932, Boro (de son vrai nom Blémia Borowicz) est juif hongrois émigré en France, le chauffeur de Monsieur Bugatti, Scipion, est noir : vous imaginez donc que le duo ne passera pas innaperçu en Allemagne, en pleine ascension d'Hitler et de ses hordes nazies ! Mais tout cela importe peu à Boro, pourvu qu'il retrouve Maryika Vremler, sa cousine et amour de jeunesse devenue célèbre actrice de cinéma...
Le scénario de Dan Franck fait la part belle aux personnages qui acquierent en quelques cases une épaisseur psychologique qui nous les rendent non seulement attachants mais crédibles. Et le dessin réaliste de Marc Veber n'y est pas pour rien ! Tout comme l'arrière-plan historique, impeccablement restauré par le scénariste et le dessinateur : on s'y croirait, jusque dans les moindres détails. Des personnages de roman bien vivants, une époque trouble mais passionnante : tous les ingrédients sont là pour une grande aventure. D'autant que la chute du premier tome laisse entrevoir une aventure particulièrement mouvementée, confirmée par le deuxième tome...
Les aventures de Boro, reporter photographe : une série à découvrir et à suivre !
A lire : les fiches albums sur le site de Casterman
vendredi 2 mai 2008
Jazz on the road
Happy living (scénario et dessins de Jean-Claude Götting, collection Mirages, éditions Delcourt)
Journaliste et écrivain, François Merlot prépare un livre sur les grands standards musicaux du 20e siècle. En rencontrant H.G. Slatters, compositeur du succès planétaire Happy Living, il ne se doutait pas de la révélation de son interlocuteur : La vérité, c’est que je n’ai jamais écrit une seule note de Happy Living. En échange du droit de publier cette information, Merlot reçoit donc la mission de retrouver le véritable créateur du "tube", un certain Treviso, batteur de jazz alcoolique disparu depuis longtemps. Le jeune journaliste français se met donc en route et plonge dans l’univers du jazz des années 50, à la recherche des protagonistes de l’époque ou du moins des survivants…
Jean-Claude Götting est un "ancien" dans le monde de la BD. Il y a 3 ans, La Malle Sanderson signait son retour après plusieurs années d’absences consacrées à l’illustration. Mais vous connaissez certainement son dessin. En effet, il a illustré les célèbres couvertures françaises du non-moins célèbres sorciers anglais à la cicatrice et aux lunettes.
Avec Happy Living, Jean-Claude Götting signe un album à l’atmosphère étrange en grande partie dû à son dessin, noir et blanc, "charbonneux" comme l’écrit le chroniqueur de Zata. Dans ce road-movie, voyage le long de la côte Est des États-Unis, Merlot part à la recherche d’un passé et d’un monde presque oublié, passé qui se fond presque dans le présent tant ce dernier semble hors du temps. Petit goût de nostalgie où à chaque pages semblent retentir des notes de jazz des années 50.
L’intrigue est bien menée. Jouant habilement entre culs-de-sac, trouvailles et rebondissements, Jean-Claude Götting laisse son histoire prendre son propre rythme, un rythme lent, laissant à Merlot le temps de découvrir ses interlocuteurs, un rythme de standard de jazz quoi !
Happy Living est donc une œuvre paisible à l’atmosphère singulière. Elle enchantera les amateurs de jazz et titillera la curiosité des lecteurs recherchant des BD au scénario bien construit et au dessin "à part".
A découvrir : le site officiel de Jean-Claude Götting
A lire : les critiques d'ActuaBD et de Zata
Bonus musical : la grande Billie Holiday interprète Blue Moon, un vrai standard du jazz.




